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 ~†~ Comment sombrer du mauvais côté... ~†~

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Charlotte de Lansley
La Mimoune à Sacha
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MessageSujet: ~†~ Comment sombrer du mauvais côté... ~†~   Sam 19 Jan 2008 - 1:50

Fin décembre 2009.

~†~ Froid... Il faisait horriblement froid, en ce jeudi 24 décembre. Il devait être environ 17h, et il faisait déjà nuit. Le temps faisait encore des siennes. Toujours. Deux semaines plus tôt, le thermomètre était passé au dessus des 40. Une semaine avant encore, il y avait cinq centimètres de neige sur le sol... Quelques jours plus tôt, le soleil ne s'était pas couché. Mais depuis le début de la semaine, tout était normal... Enfin, aussi normal que les choses pouvaient l'être en cette étrange période...

Sombre.... Les rues de Pré-au-Lard étaient sombres. Pas âme qui vive. Et pourtant, c'était la veille de Noël... Un bruit de talons qui claquent. Démarche assez rapide et grâcieuse à en juger par le bruit. Un bruissement de cape... Et Charlotte pénétra dans la rue principale du village sorcier. Ce qu'elle faisait ici, à cette heure ? Elle avait un dernier achat à effectuer. Le genre d'achat qu'on ne peut pas prendre un mois à l'avance... Des fleurs, pour sa mère. Car ce soir, elle irait passer le réveillon de Noël en famille. Famille incomplète mais famille quand même. Jack, Mary, Eneas, Nathan et Elizabeth. Ne manquait que Sacha...

Cependant, peu de chances qu'il vienne puisqu'il se trouvait actuellement en France. Avec Redgrave et leur mioche. Ce que Charlotte en pensait ? Rien. Lorsqu'il lui avait annoncé qu'il irait passer les vacances avec eux chez sa mère... Rien. Pas un mot. Elle et ses habituels silences... Elle n'avait ni accepté ni protesté. Il faisait ce qu'il voulait... Mais qu'il n'espère pas avoir un jour son consentement pour ce genre de choses. Et, même si elle s'était éloignée sans dire mot, pour éviter une dispute ou des paroles trop crues, son regard n'avait pas pu tromper Sacha sur ce qu'elle en pensait réellement... Furieuse, jalouse, déçue, blessée, ou peut-être un mélange de tout cela... Elle n'avait pas donné de signe de vie pendant trois jours, le temps d'encaisser, et puis elle était revenue et n'avait évidemment pas réabordé le sujet...

Hum... Qu'importe. Elle n'y penserait pas ce soir. Ou tout du moins, elle essayerait. Elle ne laisserait pas cette garce de Regrave lui gâcher ses fêtes... La jeune anglaise tourna à droite, dans une ruelle sombre. Un raccourci pour se rendre chez le fleuriste sorcier. Manque de chance, il y avait quelqu'un dans cette rue. Un homme, qui marchait à contre sens, vers elle donc. Et alors ? Elle n'allait pas faire demi-tour pour cela... Peut-être aurait-elle du, mais elle ne le fit pas... Les mains dans les poches, le regard fixé droit devant elle, Charlotte ne sentit qu'une main inconnue effleurer son poignet au moment où son épaule accrochait celle de l'homme. Bouse... Sourcil droit arqué, elle se tourna vers l'homme. ~†~


- Pardon, Mademoiselle...
" Madame. "
- Milles excuses, Milady.
" Ce n'est rien. "

~†~ Oubliant déjà l'incident, Charlotte fit volte-face et reprit sa marche. Elle n'était pas du genre à se soucier de ce genre de choses. Même si elle se posait évidemment des questions, comme toujours... Qui était cet homme ? Que faisait-il ici à cette heure ? Avait-il lui aussi un cadeau à acheter à la dernière minute ? Pourquoi lui avait-il effleuré le poignet ? Cette dernière interrogation la troubla au moment où la voix de l'homme s'élevait à nouveau, derrière elle. ~†~


- Il ne fait pas bon sortir seule la nuit tombée pour une jeune femme...

~†~ Sourcils froncés. Charlotte s'immobilisa et se tourna à nouveau vers l'homme, le détaillant de son regard perçant durant quelques secondes. Pas bon sortir seule.... Que voulait-il dire par là ? Où voulait-il en venir ? Après ces quelques secondes de silence, Charlotte se décida à demander d'une voix dénuée de toute émotion... ~†~

" Je peux faire quelque chose pour vous ?"

- Moi je peux faire quelque chose pour vous.
" Vraiment ? "
- Vraiment.
" Qu'est-ce que vous me voulez ? "
- Je sais ce que vous, vous voulez.

~†~ La jeune brune resta perplexe et impassible durant un petit laps de temps. Il savait ce qu'elle voulait... ? Voilà qui était fort improbable... Cet homme ne lui inspirait pas confiance et l'intriguait tout en même temps. Une dizaine de secondes s'envolèrent avant qu'elle ne réagisse. Elle ne devait pas rester ici, elle le sentait. Quelque chose le lui soufflait. Alors, sans rien dire de plus et sans demander son reste, elle fit demi-tour et se remit à marcher, ignorant l'inconnu. Mais lui ne semblait pas de cet avis... ~†~

- Vous voulez un enfant. Un enfant de votre mari.
" La plupart des femmes désirent cela. ", lui rétorqua-t-elle sans se retourner ni s'arrêter.
- Mais je sais que vous n'en voulez pas avant d'avoir terminé vos études.
Vous êtes en deuxième année, n'est-ce pas ?


~†~ Charlotte commença à ralentir, lentement... Son regard se faisait vide et flou. Comment... Comment savait-il tout cela sur elle ? Qu'elle soit en deuxième année, pourquoi pas. Peut-être avait-il lu cela dans un quelconque magazine... Ou elle ne savait quoi d'autre. Mais... Il ne pouvait pas savoir qu'elle ne voulait pas d'enfant avant la fin de ses études..... Personne ne le savait..... Personne à part elle. Comment était-ce possible ? ~†~

- Vous regrettez de ne pas avoir été la première à donner un enfant à votre mari. Et c'est pour cela que vous aimeriez...
" Qu'est-ce que vous me voulez... ? "

~†~ Cette fois, Charlotte s'était retournée et faisait face à l'homme inconnu qui l'observait avec un regard entre l'intérêt et l'amusement qui ne lui plaisaient pas du tout et la mettaient mal à l'aise. Ses mâchoires étaient serrées, son regard était froid et dur.... Que lui voulait-il à la fin ?! Elle détestait ça, cette impression.... Merlin... La même impression... Edelweiss... Cette impression de ne pas avoir le choix et d'être prise au piège.... Pourtant, il ne lui avait rien demandé. Pas encore... ~†~


- Vous voulez un enfant sorcier.
" ....................
Et alors ? Même si tout ce que vous dîtes était vrai, en quoi cela vous regarde-t-il ?! "

- Je connais un moyen...
Ou plutôt, je connais quelqu'un qui pourrait.....

" Et en échange de quoi ? "
- L'assurance de pouvoir être enceinte de votre mari d'un enfant sorcier, lorsque cela vous arrivera... Contre deux ans de services pour Antarès.
Je vous laisse deux semaines pour y réfléchir. Je reprendrai contact avec vous... Milady...


~†~ L'inconnu la salua et transplana. Pop, disparu. Charlotte resta immobile, au milieu de la ruelle, un peu décontenancée... Ne pas craindre de savoir si leur enfant serait un moldu ou un sorcier, s'ils en avaient un un jour... C'était extrêmement tentant... D'un autre côté, servir Antarès pour deux ans. Elle ne savait pratiquement rien de lui... A peine avait-elle compris que c'était lui qui avait volé le Calice des Naissances. Mis à part cela... Cette proposition la tracassa durant les deux semaines qui suivirent cette rencontre. Deux semaines où son cerveau fut plus d'une fois sur le point de faire une surchauffe. Cela faisait longtemps qu'elle ne s'était plus posée autant de questions... Les quinze jours s'écoulèrent, elle ne passa pas une journée sans y réfléchir. L'homme reprit contact avec elle. Elle accepta. Plus tard, elle apprendrait qu'il suffisait à cet homme mystérieux d'effleurer la peau d'une personne pour savoir ce qu'elle souhaitait au plus profond d'elle-même. Antarès semblait s'être entouré des bonnes personnes... ~†~


Dernière édition par Charlotte de Lansley le Ven 12 Fév 2010 - 4:58, édité 3 fois
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Allanah Raines
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MessageSujet: Re: ~†~ Comment sombrer du mauvais côté... ~†~   Mer 21 Mai 2008 - 19:49

Avril 2010. Sortie à Pré-au-Lard.

La tension était grande chez les collégiens. Et cette sortie semblait aider grandement les élèves à ne penser à rien d'autre qu'à la joie d'être libre, pendant une après-midi tout au moins. Poudlard s'était de plus en plus transformé en prison. Le monde du dehors était 'trop dangereux', les parents avaient peur pour leurs enfants, malgré la protection relative qu'offrait la grande bâtisse. Il n'y avait pas une semaine sans qu'un élève soit rappelé chez lui, par des parents qui croyaient pouvoir protéger plus efficacement leur progéniture. Et cela jouait sur le moral de ceux qui restaient.

Lanah avait laissé derrière elle la rue principale de Pré-au-Lard, pour suivre une ombre. Son instinct lui soufflait que cette ombre se révèlerait ce qu'elle cherchait depuis un moment. Ainsi s'enfonçait-elle à travers les ruelles de la ville. La Serdaigle commençait lentement à se dire qu'elle ferait mieux de repartir, découragée par la fuite incessante de sa piste, avant qu'elle ne le trouve, nonchalamment appuyé contre un mur. Il était assez laid. Petit, sale, le visage étrangement difforme. Lanah se demandait comment il en était arrivé là. Il la regarda droit dans les yeux et entra dans le bâtiment sur lequel il s'était appuyé. Elle le suivit, avec moins d'empressement. La façade n'avait pas une allure engageante. L'intérieur encore moins. Enfumé et d'une saleté repoussante. Lanah fonça droit vers celui qu'elle avait suivit si longtemps. Il était attablé devant un verre fumant, semblant l'attendre. Et à ce moment, elle compris avec certitude qu'il savait pourquoi elle l'avait ainsi suivit.


« Comment ? »
- Ta tête ! Elle bourdonne tellement que tu réveillerais même les morts !

Le petit homme conclut sa phrase en avalant au goulot sa boisson à l'odeur infecte. Alors ça y était, après trois mois d'attente et sans n'avoir rien fait vraiment, elle arrivait au but. Mais peut-être était-ce normal. Il ne s'était pas écoulé une semaine sans qu'elle ne pense au moyen d'entrer dans les rangs d'Antarès. Enfin mettre en pratique ce pourquoi elle travaillait depuis des semaines. La soulagement été bien là, mais en même temps, la sensation qu'un piège se refermait sur elle aussi. Elle ne pouvait plus reculer, et cela lui faisait peur. Elle s'assit calmement en face de lui.

« Et est-ce mal d'avoir la tête qui bourdonne ? »
- Bien sûr que non, répondit-il en s'esclaffant. C'est un bon moyen de voir ceux qui viendront grossir les rangs. Et tu ... Tu es parfaite ! Je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui désire autant nous rejoindre. Ça en devient presque bizarre ...

Lanah ne lui donna pas la satisfaction de montrer une quelconque émotion qui pourrait lui mettre la puce à l'oreille. Bizarre ? Non, aucune bizarrerie.

« On dit qu'il est capable d'accomplir de grande chose en échange de ... loyauté quand à son combat. »
- Une opportuniste alors.
« Ne me dites pas que tous ceux qui décident d'être dans le camp d'Antarès ne le font pas pour obtenir quelque chose quand il sera au pouvoir. Je ne vous croirais pas. »

Un sourire flotta un instant sur les lèvres de son 'contact' avant que celui ci n'attrape son bras et ne la tire violemment vers lui. Son visage à quelque centimètre du sien, son haleine chargé d'alcool lui emplissant les narines, Lanah grimaça de douleur. Il serrait fort son bras.

- Attention à ce que tu dis ma jolie. Tout le monde n'est pas comme toi, compris ?
« Compris. »

Il la lâcha et Lanah réintégra sa place, massant son poignet douloureux. Elle ne s'attendait pas à un tel dévouement. Celui-ci semblait vraiment être un forcené pro-Antarès jusqu'au bout des doigts. Elle ferait mieux de mesurer ses paroles à partir de maintenant.

- Qu'est-ce que tu veux ?
« Ma mémoire. »
- Facile, répondit-il, goguenard. D'ici bientôt, tu recevras une lettre. Dedans sera inscrit le lieu, la date et l'heure à laquelle tu rencontreras la personne avec qui tu feras équipe. Un ou une étudiante surement.

Lanah hocha la tête pour montrer qu'elle avait compris. Combien de personne de Poudlard était-elle passée de l'autre côté ? L'école était soit disant le lieu le plus sûr d'Angleterre, grâce à la présence de L'Ombre et La Rose entre ses murs. Mais finalement, il n'en était rien si des partisans d'Antarès se trouvaient être des étudiants. Et maintenant des collégiens avec elle. Mais c'est pour la bonne cause, se sermonna-t-elle. Il fallait espérer, y croire. Avec le temps, 'grimper les échelons' comme l'on disait. Donner de quoi aider la Résistance à Mélusine. Espérer que leur tandem improbable changerait quelque chose. Espérer que la barrière magique de l'Arbre-Mère, qui confinait ses pensées les plus secrètes à l'abri des intrusions tout aussi magique, tiendrait. Au moins sur ce dernier point, cela semblait marcher. Si elle était ici, entrain de parler de son entrée dans l'Opposition, c'était que le nain n'avait pas pu lire en elle qu'elle ne désirait surement pas être du mauvais côté. Qu'elle n'était qu'une espionne à la solde d'une Résistance qui ne le savait même pas.

- En attendant, ouvre les yeux et les oreilles.

Ainsi se conclut l'entretien et l'entrée de Lanah dans l'Opposition.

Elle retourna directement à Poudlard. Pré-au-Lard ne l'intéressait plus, maintenant qu'elle y avait trouvé ce qu'elle cherchait. Elle passa voir l'Arbre-Mère, pour le réconfort de sa présence. Ça avait commencé.
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Elinor Redgrave
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MessageSujet: Re: ~†~ Comment sombrer du mauvais côté... ~†~   Ven 20 Juin 2008 - 15:31

Fin mars.

Elinor est réveillée par les multiples douleurs dont souffre son corps. Bien sûr il y a la blessure qu'elle s'était faite dans la forêt interdite, partiellement soignée par la licorne mère. Mais il y avait aussi d'atroces douleurs dans ses épaules, par là où le dindon géant l'avait kidnapée. Ces meurtrissures n'étaient rien comparées à l'angoisse qu'elle ressentait en ce moment de réveil difficile.

Elle se rendit compte que la douleur dans ses épaules n'était pas seulement dûe aux serres de la créatures, mais aussi au fait que ses poignets étaient enchaînés à un anneau au dessus de sa tête.

La pièce où elle était n'était que pénombre. Deux faibles sources de lumière: une porte, au fond. Une au-dessus de sa tête, mais elle avait du mal à distinguer d'où elle provenait. Elle assimila cette salle à une cave.

L'atmosphère était humide. Quelques gouttes tombaient d'ailleurs en résonnant, du plafond sur le pavement.

Depuis combien de temps je suis là?

Les souvenirs de son voyage à Paris remontèrent à nouveau à la surface. C'était dingue. Impossible de s'en souvenir depuis deux mois, et d'un coup. Vlan. Tout lui arriva au cerveau, désordonné.

------
Arrivée à Roissy, Elinor prit un taxi pour rejoindre le centre de Paris, l'église Saint-Eustache précisément. D'après les renseignements fournis par Ecko, c'était par là que les sorciers accédaient au Boulevard du Souffle, équivalent de notre Chemin de Traverse.
Elle se rendit directement au numéro 1895, chez monsieur Tâche. Elle mangea chez lui, lui parla de son frère, de la rue Montpensier où il habitait.
Tâche lui parla longuement de son frère et des doutes qu'il avait le concernant. Mordred Cornfall était un fidèle d'Antarès qui n'hésitait pas à commetre les pires exactions pour parvenir à ses fins. Ca correspondait en tous points au portrait qu'on lui avait livré de ses grands-parents Cornfall.

Rue Montpensier, elle attendit toute l'après-midi. Vers les 18 heures, elle vit arriver Mordred, d'une élégance rare, d'un pas sûr, l'air serein. Elle n'osa pas aller le voir. Elle attendit le dernier jour de son voyage pour oser lui parler.
Il la fit entrer et ...

Engueulades, mépris, haine, dépit, dégoût... tous ses sentiments lorsqu'ils en vinrent au duel.

- J'aurais dû tuer ton père quand j'en avais l'occasion. Je considérais que c'était souiller ma baguette que de l'utiliser pour tuer un moldu.

- Ce moldu est aussi ton père.

- Jamais.

Eli parvint adroitement à esquiver quelques sorts grâce aux cours de Rogue qu'elle trouva subitement brillant. Malheureusement, un sort d'entrave l'atteignit par ricochet et l'immobilisa malgré elle.

Là, Mordred en profita pour fouiller les pensées et souvenirs de sa soeur. Eli fit de son mieux pour utiliser ses compétences d'occlumancie, mais sans baguette et dans cette position, submergée par ses émotions, elle n'y parvint pas.

Il finit par lui lancer un sort d'oubliettes doublé d'un sortilège de confusion permanente pour l'empêche'r de se souvenir de quoi que ce soit de cette entrevue. Il s'était dit que cette soeur providentielle lui serait très utile auprès d'Antarès de par ses relations avec Sacha, et ne ferait que privilégier son statut auprès de lui.
------

Sans y prendre garde elle sombra à nouveau dans l'inconscience. Quatre heures. Elle resta dans cet état quatre heures et ne fut réveillée que par un bruit de pas qui se rapprochait derrière la porte. Lorsqu'elle ouvrit les yeux, une forte lumière innonda la pièce. Dans le contre-jour se tenait un homme, bras croisés, face à elle. Impossible de voir son visage.

- Bienvenue parmi nous Miss Redgrave. Vous ne manquez pas de ressources, j'ai cru que mes fidèles compagnons n'arriveraient jamais à mettre la main sur vous.

- Qui êtes-vous?

- Je pense que vous le savez très bien.

C'est ainsi que commença la torture. Eli resta enfermée neuf jours dans cette cage. Neuf jours à subir le pire pour ne pas flancher. En ne pensant qu'à survivre pour ceux qui étaient dehors. Elle essayait de dresser des barrières psychologiques pour se préserver. Mais les maléfices qu'on lui envoyait, l'examen de ses pensées les plus intimes la faisaient toujours autant vomir.
Le tout jusqu'à ce que le plus improbable se produise, alors qu'elle était à bout, seule, à penser que Noah serait élevé par son père avec Charlotte et que... l'anormalité disparaîtrait enfin de sa vie.

------

- Debout!

Les chaines à ses poignets avaient disparu. Idem pour toutes les douleurs et traces physiques de la violence subie. Elle se trouvait dans un lit, au chaud. Eli ne parlait plus depuis trois jours. Elle s'était murée dans un mutisme protecteur, presque autiste. Son esprit était proche de la rupture.

- C'est l'heure de nous quitter.

Elle n'en croyait rien et avait à peine la force de penser. C'était curieux. C'était la même voix, mais à la lumière, la personne qui lui parlait semblait plus frêle et adolescente. Un jeune de son âge. Valet de son bourreau?
Il sortit une baguette et commença une incantation en une langue étrange. Eli ferma les yeux, pensant que sa fin était proche.

- Dès que vous franchirez le seuil de la porte vous ne vous souviendrez plus de rien. PLus aucun trace de votre voyage à Paris. Plus rien de ce qui s'est passé ici. Mais votre esprit reste à ma disposition. Ma magie reste en vous elle vous tient par le biais de votre tatouage. Quand le dragon fermera ses griffes autour de votre trisquel, vous serez totalement en ma possession.
Vous allez tranquillement finir vos études, élever votre fils et devenir avocate. Vous serez mon meilleur pion.
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MessageSujet: Re: ~†~ Comment sombrer du mauvais côté... ~†~   Jeu 19 Fév 2009 - 2:33

9 JUILLET 2009
AUTRICHE

.
« Le grand destin de l'homme est de refuser son destin. »

30 points de plus sur les Busards de Heidelberg, l’équipe de Quidditch allemande, et le souafle pour l’équipe autrichienne. L’équipe de Luke Wollen remportait une victoire de plus. Purdey avait marqué un nombre incalculable de points une fois de plus, elle s’améliorait de jours en jours, lançant à chaque fois le défi aux autres poursuiveurs, ceux de l’équipe adverse, de la battre sur son taux de points qu’elle pouvait mettre en un match. Lorsque Purdey montait sur son balai elle paraissait aussi à l’aise que les oiseaux dans le ciel. Les autrichiens avaient donc battus les allemands sur leur terrain. Le match se déroulait proche de Vienne.
Luke, le capitaine et batteur de l’équipe avait retenu Purdey quelques minutes pour lui faire le bilan de son match, car il était par ailleurs son coach. Le père de Purdey était à l’origine de ce coaching. Elle commençait à en avoir assez de ce coaching personnel imposé par son père. A vrai dire, elle en avait même assez d’être dans l’équipe Autrichienne, mais elle avait appris depuis peu que Lilith lui avait désigné cette équipe pour faire carrière. Mais de rester dans l’équipe autrichienne ne lui donnait plus l’impression d’avancer. Purdey rêvait d’entrer dans une équipe avec plus de prestige, même si elle faisait remonter celle de l’Autriche en jouant dedans. Mais elle, ce qu’elle visait, c’était la Bulgarie. L’équipe qui a accueillit un nombre important de champions. De grandes ambitions, mais un tout petit destin. Condamnée à jouer en Autriche, elle commençait à se relâcher et à ne plus prendre goût à ses matchs, plus comme au début, même si la réussite était toujours au rendez-vous, elle n’était plus accueillit par la même joie venant de la part de la Poursuiveuse.
Lorsque Purdey entra dans le vestiaire, l’ensemble des femmes de l’équipe était déjà prêtes à partir. Il faisait extrêmement chaud en ce mois de Juillet, les 30°C étaient ce qu’ils pouvaient espérer de plus froid, et la tenue de Quidditch étant plutôt chaude, Purdey finissait souvent les matchs sous une douche glacée. Son balai à la main, elle se dirigea vers ses affaires sur le banc, les autres la saluant avant de partir. Elle était désormais seule dans le vestiaire. Elle retira sa tenue de Quidditch, passa une serviette de bain autour de son corps avant de se diriger vers la douche. Elle n’en pouvait plus de cette chaleur, jamais elle n’avait apprécié la chaleur. L’hiver l’emportait toujours sur l’été dans son cœur. Faisant couler l’eau tiède sur ses cheveux et son corps, elle resta comme ça sous la douche durant quinze bonnes minutes. Renouant sa serviette de bain autour de sa taille, elle sortit pieds nues jusqu’à ses affaires. Elle s’arrêta brusquement au milieu de la pièce.
Un homme se tenait dans la pénombre du vestiaire, l’épaule droite contre le mur, le visage face à Purdey. Il était grand et mince, une chevelure foncée, et des yeux tout autant sombres. Elle ne s’attendait pas à trouver un homme dans le vestiaire en sortant de sa douche, et pourtant, elle se dirigea comme si la situation était normale vers son sac.


- Ce vestiaire est censé être réservé aux femmes.

Sa voix était posée. Elle attrapa un jean, un tee-shirt et ses sous-vêtements. Elle enfila ses sous-vêtements en prenant le soin que l’homme n’observe pas trop son corps. Pour le reste, elle se dit qu’il avait déjà vu des femmes en sous-vêtements.

- Très jolie match.
- Merci.
- Dommage que le destin vous oblige à rester dans l’équipe Autrichienne … Je suis certain que les Bulgares vous accueilleraient à bras ouverts. Une enfant du pays en plus …
- Comment savez-vous … ?
- Nous dirons que j’ai mes sources.
- Qui êtes-vous ?
- Gabryel.
- Gabryel … un nom accompagne ce prénom peut-être ?
- Vous avez juste besoin de connaître mon prénom pour le moment.
- Pour le moment ? Nous serons donc amenés à nous revoir ?
- Tout dépend de vous en fait.
- Expliquez donc, vous venez de piquer ma curiosité.

Elle séchait ses cheveux avec sa serviette. Elle se doutait de quoi il s’agissait dans le fond, ou tout du moins elle le soupçonnait. Elle avait espéré en arriver là un jour, elle y avait pensé plusieurs fois, l’avait oublié, mais l’idée était redevenue imposante et obsédante depuis quelques temps.

- Un destin libre de vos choix, un futur que vous pourrez mener comme bon vous semble. En échange de cela vous servirez Antarès pendant …
- J’accepte !

Elle lui avait coupé la parole, en fermant son sac et en prenant son balai. Elle sourit. Ce jour était enfin arrivé. Elle s’en fichait du nombre d’année dont elle allait devoir servir Antarès, peu lui importait. Elle n’avait plus grand-chose à quoi se retenir de toute façon. Elle n’avait plus Mark, sa famille s’éloignait d’elle de plus en plus, elle n’avait plus rien à quoi se raccrocher sauf le Quidditch. Le Quidditch était sa raison de vivre, sa façon de tenir le coup. Le Quidditch était devenu le seul truc auquel elle tenait. La possibilité de choisir son destin et d’entrer dans l’équipe Bulgare était une occasion en or. Portant son sac à l’épaule, elle commença à sortir.

- A partir de quand je pourrai faire ce que je veux ?
- Demain, 22h, à l’entrepôt abandonné dans la zone industrielle à l’Ouest de Vienne. Nous réglerons tous les détails pour votre entrée dans l’Opposition.

Elle glissa vers la porte, tout en laissant sortir un remerciement à l’intention de Gabryel. Elle avait l’impression d’être libérée d’un poids. Un poids énorme qui pesait sur ses épaules depuis sa naissance. Un poids échangé contre la liberté de ses choix, un poids échangé aveuglement contre des années. Mais pour combien d’années venait-elle de se lancer ?
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Sham Alasdair McBrashen
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MessageSujet: Re: ~†~ Comment sombrer du mauvais côté... ~†~   Mar 13 Juil 2010 - 23:36

Topic lié: [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


Opposition et Résistance m'avaient un temps donné l'impression d'un club sélect dans lequel on ne pénétrait que sur invitation.
Je m'étais souvent demandé comment les apprentis Opposants rejoignaient les rangs d'Antarès. A l'évidence, une lettre de motivation, même dotée d'arguments percutants et longue de dix pages, n'était pas le biais idéal pour entrer dans les petits papiers du démon aux milles visages. Seul un imbécile se serait armé d'une plume, d'un parchemin et d'un hibou. Et, en toute modestie, je n'étais pas un imbécile.

Mon entrée dans l'Opposition s'était faite en douceur et ma rencontre avec Ethan avait sans doute été salutaire.


A posteriori, il m'apparaît clairement que c'est l'arrivée d'Alice dans mon existence qui m'a doucement poussé dans cette direction. Andrew parlerait de sombrer du mauvais côté. Ce manichéisme m'agace. La guerre en cours n'était pas un combat du bien contre le mal. Les intentions d'Antarès ne'étaient pas toutes louables - j'éprouvais un malaise certain à le notion de Soumission - mais certaines de ses revendications étaient justes. Quand les moyens employés sont extrêmes, on oublie parfois que derrière se cachent des idéaux. Mais on ne fait pas avancer l'histoire en douceur. L'Histoire aime le sang et les cris, et ne consent à dévier de son cours que par la force des choses, comme s'il fallait La convaincre qu'on avait assez de foi, assez de force (ou de folie) pour dépasser le stade du surplace, pour gagner le droit d'avancer.
Alice, donc, s'était faite une petite place dans ma vie, s'insinuant entre moi et le monde en me faisant partager son regard bien spécial. Je n'en avais pris conscience que bien plus tard, mais, en créant une barrière psychique pour protéger ma filleule du monde (ou, plus vraisemblablement, pour protéger le monde de ma filleule), je lui avais ouvert mon esprit. Les frontières qui devraient pourtant toujours subsister entre l'âme de deux êtres pensants s'étaient floutées, si bien que fut un temps, je ne parvenais plus à me dissocier d'elle, je ne parvenais plus à la dissocier de moi. Les choses ont bien entendu évolué mais, à l'époque, je pensais que le rythme du cours de ma vie n'était dû qu'à moi seul. Ce que nous sommes se transforme de jour en jour. Pourquoi faudrait-il toujours rester dans la même ligne de conduite, sous prétexte qu'elle nous paraissait bonne et juste, il y a un an, deux mois ou trois jours? Nul n'est immuable et je m'octroyais le droit d'évoluer et de changer. Et peu importe que mon entourage en soit perturbé. Je m'étais essayé à être ce que l'on attendait de moi (fils modèle, frère parfait, élève studieux et compagnon attentif). Cela ne m'avait pas tant réussi et avait contribué à me renfermer sur moi-même. Aussi, mes choix devaient désormais être les miens, et correspondre à ce que je voulais faire de ma vie, suivre mes croyances et mes idéaux.
C'est une bonne chose que je ne me sois rendu compte du rôle que jouait Alice dans ce tournant que bien plus tard. Après avoir acquis un peu plus de sagesse et de recul.


Dès le départ, Alice aima beaucoup Ethan. Il parlait peu, écoutait beaucoup et avait un charisme à rendre fou de jalousie la moitié des leaders politiques. Il savait se faire aimer et je ne suis même pas sûr qu'il avait vraiment conscience de nous manipuler.
Alice était calme en sa présence, calme comme rarement. Quant à moi, sa présence m'apaisait également, étrangement. Je me prenais à oublier un peu les poids qui m'encombraient les épaules. Sa conversation était passionnante. Et si ses idées m'étaient apparues, au début, comme extrêmes ou à la limite de l'absurde, il s'était appliqué, en douceur, à m'expliquer son point de vue, avec une argumentation parfaite et une sincérité à la limite de l'indécence. Je m'était laissé lentement convaincre, tout en me défendant d'adopter ses propres opinions.
Sa relation avec moi avait évolué rapidement. Peu disert après nos "retrouvailles" (c'était un ancien camarade Serdaigle), il en était venu à passer des après-midis entières à discuter. Où trouvait-il tout ce temps à m'accorder, je l'ignore encore. Moi-même, j'avais dû jongler avec un planning particulièrement lourd pour jouir de ces conversations. Andrew retrouvant moral et énergie y avait été pour beaucoup.
De temps à autre, l'air de rien, Ethan me questionnait sur mes aptitudes ou sur un point précis de l'actualité. Je n'y trouvais rien à redire et répondais avec franchise. Lentement, avec application, il me testait. Mais la première fois où il m'avait réellement demandé de lui rendre service, j'avais trouvé ça tellement naturel et évident que je n'avais pas réfléchi une seule seconde à l'éventualité de refuser.

Au début, ma collaboration avec l'Opposition en était donc restée au stade du recueil et de la transmission d'informations. J'étais alors, je suppose, en période de test. Ma crédibilité et mes capacités étaient mises à l'épreuve, questionnant la confiance que l'on pouvait mettre en moi.
Puis, peu à peu, Ethan s'était autorisé à se reposer un peu sur moi jusqu'à ce que, six semaines après notre rencontre, il me propose de me joindre à lui pour une mission de reconnaissance. Nous étions le14 juin 2012. Les détails de cette après-midi-là ont été consignés dans un rapport que je suppose confidentiel. J'ai dû faire ce que l'on attendait alors de moi, puisque, le soir même, Ethan m'intronisa à l'Abbaye de Canterbury, m'informant qu'il y aurait une dernière petite "formalité" à accomplir, pour passer du rang de Lesath à celui de Sargas. Nous nous retrouverions le lendemain, à l'aube.
Je ne pus m'empêcher de sourire aux connotations stellaires des différents statuts d'Opposants, sous l'égide de l'alpha.
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Sophia R. Keeblyn
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MessageSujet: Re: ~†~ Comment sombrer du mauvais côté... ~†~   Dim 7 Nov 2010 - 20:40

18 Avril 2011
Villa Keeblyn au bout d'une chemin de terre près de Mark Beech, Angleterre


Il était neuf heures et quart, la nuit était tombée depuis plus d'une heure, la campagne dehors était plongée dans une semi obscurité que la lune et les étoiles entretenaient faute de réverbère dans ce coin perdu. Au loin, les champs humides de la pluie qui était tombée dans la journée brillaient sous leurs rayons et semblaient argentés, la forêt qui entourait le chemin de terre menant à la villa des Keeblyn semblaient par contre plus sombre que jamais. De la fenêtre où elle était postée, Sophia avait l'impression que les épais branchages s'étaient donné comme mission d'empêcher les rayons de la lune de toucher la terre.
C'était l'anniversaire de Sophia aujourd'hui, son vingtième mais aussi son dernier, et il avait plut toute la journée jusqu'à ce que le soleil commence sa descente et là, le ciel se dégagea pour dévoiler une magnifique nuit étoilée. Le salon était silencieux mais empli d'une tension et d'une angoisse palpable. Au moins elle n'allait pas passer les quelques heures qui lui restait à vivre toute seule. Ses grands-parents avaient fais le chemin depuis Plymouth pour être présent et avaient fais comme si de rien n'était mais Sophia n'avait pas été dupe, les yeux de sa grand-mère étaient brillants de larmes et les sourcils de son grand-père restaient irrémédiablement froncés. Mais en arrivant, ils lui avaient sautés au cou avec enthousiasme, lui avaient souhaité un joyeux anniversaire en lui offrant des cadeaux comme tous les ans. Un collier d'ambre et un livre sur l'histoire des duels. Elle en avait sourit.
Sa tante Isida et son mari étaient venus eux aussi, même si cela était assez étrange puisque Sophia avait l'impression que sa tante ne l'appréciait pas trop, et puis Galiena sa cousine, n'était pas venue, elle était malade. Du coup, Sophia se sentait un peu seule, les moldus qui travaillaient pour sa mère avaient été renvoyé chez eux pour quelques jours, et ils avaient amenés avec eux Juliet, leur fille du même âge que Sophia.

Et en regardant dehors, Sophia se demanda quelle serait la réaction des Limp quand ils reviendraient et qu'elle ne serait alors plus là, et comment vivrait sa mère ? Qui s'inquiètera pour elle quand elle partirait en mission pour la Résistance ? Toutes ses interrogations faisaient tourner la tête de la jeune femme et elle se sentait obligée de contempler l'extérieur pour ne pas montrer aux autres ses yeux qui n'arrêtaient pas de se remplir de larmes de peur, de colère et de frustration.
Les autres étaient assis dans les sièges antiques de Melenae, feignants de faire autre chose, de discuter joyeusement mais Sophia sentait leurs regards qui se fixaient souvent dans son dos.


"Sophia, éloigne toi de cette fenêtre s'il te plait !, lui demanda sa mère.

Elle se leva, la gorge serrée et les jambes lourdes pour aller s'asseoir sur le canapé entre sa mère et sa grand-mère et se pelotonna contre cette dernière en posant sa tête contre sa poitrine et entourant sa frêle taille de ses bras. La dernière fois qu'elle avait fait cela, elle ne devait être âgée d'une dizaines d'années, et le geste émue sa grand-mère au point d'en pleurer, elle sentit des larmes s'écraser dans ses cheveux ou sur ses joues et sentit la poitrine de sa grand-mère commencer à trembler sous les sanglots qu'elle essayait visiblement de retenir. Elles restèrent ainsi plusieurs minutes, Melenae caressait les épaules de sa mère et de sa fille, elle aussi en proie au même désespoir. Sa grand-mère avait arrêté de pleurer mais ses larmes ne se tarissaient pas. Sophia leva son visage vers elle en essuyant les larmes des joues de sa grand-mère et qui embuaient ses lunettes.


"Ne pleure pas grand-mère, je ne veux pas de larmes pour mon anniversaire, ajouta t-elle avec un sourire.
-Oh ma petite fille, geignit Bloenn en caressant le visage de Sophia.
-Est ce que tu veux une autre tasse de thé ?

Elle acquiesça et Sophia se leva en emportant avec elle un plateau couvert d'une tasse de thé, d'une sucrière et d'un pot pour du lait à la cuisine. Elle n'en pouvait plus de voir tous ses regards tournés vers elle, elle voulait juste avoir l'impression d'une journée normale et surtout de ne pas penser qu'elle allait bientôt mourir et qu'elle ne savait ni ce qu'elle allait ressentir, ni si elle allait souffrir.
Son chien était mort quelques jours plus tôt, elle avait été là quand s'était arrivé, elle le faisait courir après un bâton et venait juste de le lancer quand son chien, en pleine course, s'était étalé sur le sol. Sophia s'était précipitée en hurlant d'horreur vers lui pour trouver son corps inanimé, comme si la vie l'avait quitté d'un coup. C'était ce jour-là que Melenae avaient demandé à la famille Limp de prendre des vacances. Ils se rendaient compte de quelque chose et ne croyaient pas que le chien soit mort d'une crise cardiaque alors qu'il était en pleine forme le matin même et avait vécu jusqu'à l'âge avancé de vingt ans sans montrer aucun signe de vieillesse. Ils se montreraient très suspicieux quand elle mourait aussi.
Melenae entra à derrière elle dans la cuisine pendant que Sophia remplissait la bouilloire avec de l'eau, elle s'occupa de remettre du lait et du sucre dans les pots respectifs en regardant distraitement sa fille. Puis elle s'approcha d'elle et posa son menton sur l'épaule de sa fille en la serrant dans ses bras. Elles restèrent silencieuse comme ça, regardant le champs en face de l'arrière de la maison, argenté sous la lune jusqu'à ce que la bouilloire se mettent à siffler.

Elles retournèrent dans le salon ensemble, et resservir les membres de la famille Keeblyn. Sophia retourna s'asseoir face à la fenêtre avec une tasse remplie de thé brulant et retourna dans la contemplation de l'extérieur. Rien n'avait changé ... sauf peut-être, non, ce n'était rien. Elle avait juste l'impression qu'il y avait de plus en plus d'ombres sous les arbres mais c'était peut-être juste à cause de la progression de la course de la lune. Sauf que les ombres se mirent à bouger et que certaines en passant sous les ombres des arbres se révélaient avoir des visages. Tournés vers la maison.


"Maman, personne qui ne sait pas déjà que la maison est là ne peut la voir ? demanda Sophia d'une voix peu assurée.
-Non, j'ai jeté beaucoup de sortilèges.
-Il y a des gens dehors, et je crois qu'ils savent que la maison est là.

Melenae la regarda comme si elle délirait puis se leva pour rejoindre Sophia à la fenêtre, au même moment, il y eu un éclair bleu et la barrière de sortilège qui entourait la maison se brisa dans une explosion qui souffla les vitres de la maison. Sophia et sa mère tombèrent à terre et furent relevées par le mari d'Isida quand, dehors, une puissante acclamation de victoire se faisait entendre et que les ombres entraient en fracassant la porte d'entrée. Des sortilèges rouges volèrent dans le salon au dessus des têtes de Sophia et sa mère, en se dévissant le cou, Sophia réussit à voir les membres de sa famille regardants leurs mains vides avec effroi avant de faire comme leur demandaient les sorciers qui les tenaient en joue avec leurs baguettes et de mettre leurs mains sur leurs têtes et de se tourner contre le mur. Des éclairs verts passèrent de nouveaux et les corps tombèrent sans vie au pied du mur du salon. Melenae et Sophia hurlèrent en même temps et furent saisies et relevées. La baguette que venait de sortir Melenae pour lancer un sort brûlant au visage d'un des hommes lui fut arrachée avant qu'elle ne lance un nouveau sort et brisée. L'homme au visage à moitié brûlé approcha d'elle en tenant dans sa main libre la partie de son visage qui le faisait souffrir et lança un sort à la mère de Sophia. Elle vit juste un éclair passer sous ses yeux et sa mère faire un mouvement de recul et la chemise de sa mère s'imbiba lentement de sang et elle tomba à genoux en essayant de se dégager pour porter une main à sa blessure. Sophia hurla en se débattant de plus belle et courut frapper l'homme en plein sur la brûlure avec toute la force du désespoir. Mais un homme l'attrapa par la nuque avant qu'elle ait eu le temps de récidiver et colla sa baguette contre la tempe de Sophia pour qu'elle se calme.

Un homme sortit de l'obscurité, les mains jointes dans le dos et un sourire aux lèvres, d'un signe il ordonna à deux de ses hommes de rapprocher les deux femmes de lui, ils traînèrent plus qu'ils portèrent Melenae dont le visage palissait à chaque gestes et Sophia qui n'y voyait plus rien à travers ses larmes. C'était elle qui était censée mourir, aujourd'hui, c'était son heure, pas celle des autres. Pourquoi le destin s'amusait-il à plaisanter ainsi ? La mort est déjà assez affreuse pour que l'on ne lui ajoute pas de pertes inutiles. Il pencha son visage vers Sophia et remarqua la similitude de ses traits avec ceux de sa mère.


"Ainsi, la grande Résistante, terreur des membres de l'Opposition, Melenae Keeblyn a une fille ? Quel dommage. Tu sais que ça fais longtemps que nous te courons après ? Et est ce que tu sais comment nous t'avons retrouver ? Tu vas vraiment rire, ton adresse était dans un fichier de la police moldue, je les croyais inutiles mais apparemment ils nous ont été d'une grande aide pour te retrouver. Je dois avouer que tout le monde était assez énervé que tu nous ais une fois de plus échapper à New York, heureusement, le même jour j'ai reçu un appel d'un partisan qui disait avoir trouvé dans des fichiers moldus une certaine Sophia Keeblyn. Qui, étrangement n'apparaissait sur aucun fichier de recensement sorcier ou moldu. Tout le monde en a conclu que c'était un nom de couverture. Mais tu n'aurais jamais été assez bête pour lancer un sortilège de pertes de mémoires à tous les policiers en laissant ton adresse.

Il ricanna en regardant les ongles de sa main droite puis releva ses yeux vers Sophia.

"Sauf si tu ignorais que quelqu'un avait laissé ton adresse.

Melenae releva péniblement la tête pour dévisager sa fille. Sophia qui continuait à pleurer s'excusait en gémissant d'avoir été aussi bête. Melenae l'embrassa des yeux en lui disant que ce n'était pas de sa faute et qu'elle n'avait pas fait attention. L'homme semblait se réjouir du spectacle et avançant sa tête devant le visage de Sophia il dit faussement peiné.

"Mais oui, ce n'est pas grave. Regarde, grâce à toi, on a retrouvé une terroriste que l'on cherchait depuis longtemps. Merci petite chose. Tuez-là.

Et il se releva pour s'approcher de la fenêtre sans vitre tandis que ses hommes ricanaient devant les hurlements de Melenae. Deux hommes tirèrent Sophia hors de la portée de sa mère qui, à terre et blessée, essayait de se relever pour la protéger en demandant de la pitié pour sa fille. A ses mots, l'homme à la fenêtre se retourna, ses yeux jetaient des éclairs. Ils s'approcha d'elle, s'accroupit et l'attrapa par la chemise pour mettre son visage à la hauteur du sien pendant qu'il sifflait entre ses dents :

"De la pitié ? Et toi tu en as eu pour les gens que tu as tué avec tes sortilèges ? Combien d'enfants, de conjoints et de parents à tu tué ? Tu réclames la pitié ? Toutes les personnes dans cette salle ont perdu un être cher à cause de toi, je ne vois pas pourquoi il accepterait d'épargner quelqu'un cher au cœur d'une meurtrière.

Il la lâcha et elle retomba brutalement sur le sol en se cognant le menton sur le parquet. Les hommes qui tenaient Sophia et qui attendaient patiemment la fin du discours de leur meneur et de ses ordres. Celui ci confirma d'un mouvement de menton et ils la poussèrent contre le mur du salon, où elle buta contre le corps de son oncle et manqua de s'étaler par terre. Elle se releva avec l'aide du mur et se retourna. Ils allaient la tuer, elle l'avait très bien compris. Mais cette perspective ne lui faisait pas le moindre effet, de tout façon elle devait mourir ce soir, elle avait eu le temps de dire au revoir à la vie mais elle allait rejoindre les gens qu'elle avait aimé le plus au monde. Et elle le regrettait amèrement.
Ses yeux imprimèrent ses derniers moments, voilà l'image qu'elle allait amener avec elle dans la mort. Son salon, dévasté, plongé dans l'obscurité, un peu éclairé par la voute céleste et les boules de lumières aux extrémités des baguettes des hommes en face d'elle. Sa mère étalée au sol, son beau visage relevé vers elle, les yeux remplis de toute la tristesse du monde, sa bouche remplie de sang car elle s'était peut-être mordue la langue en se cognant contre le sol, ses cheveux blonds étalés autour d'elle comme une cascade d'eau. Une telle horreur ne devrait jamais se refléter dans les yeux d'une personne aussi belle.

L'horloge sonna dix coups et les hommes en face d'elle pointèrent leur baguettes dans sa direction, elle ferma les yeux très fort en espérant que sa fin irait vite et ... elle tomba. Une seconde avant que les sorciers n'aient prononcés la formule qui donne la mort. Dans sa chute, ses yeux se rouvrirent, et sa tête glissa du côté opposé du salon, vers sa mère. Et elle vit distinctement la lumière verte passer au dessus de son corps et s'abattre contre le mur. Les hommes se regardèrent, elle n'entendit qu'un bourdonnement, les sorciers semblaient s'interroger. Elle était tombée avant que le sort ne l'atteigne, non ? Sophia paniqua, elle ne savait pas si elle était morte, elle n'arrivait plus à faire le moindre mouvement mais percevait encore tout ce qui se passait autour d'elle très nettement. Elle se concentra pour écouter les battements de son coeur mais elle ne distingua rien, pas un bruit, ni même celui de sa respiration. Tous ses organes avaient cessé de marcher, alors pourquoi était-elle toujours consciente ? Une femme, pour changer s'approcha d'elle et lui prit le pouls au niveau du coup, Sophia entendit comme lointain, la constation, qu'elle était en effet bien morte. Et remarqua aussi que son ouie et sa vision commençaient à décliner et que ses pensées se faisaient de plus en plus incohérente, qu'elle avait du mal à se comprendre. Comme lorsqu'on débranche une alimentation et que la lumière s'affaiblit de plus en plus jusqu'à ce qu'elle s'éteigne complétement. Sophia allait mourir comme une prise d'alimentation, c'était pitoyable.

La seule chose qu'elle voulait voir était le visage de sa mère et elle dut se concentrer pour fixer son visage sans divaguer. Elle eut l'impression que la main de Melenae fouillait sous le fauteuil à côté d'elle. Elle se traina discrètement et elle avait dans la main la baguette de sa sœur qui avait du atterrir sous le siège quand on le lui avait enlevé. Et la pointa sur elle. Sophia n'entendit pas les mots qu'elle prononça, et ne put même pas lire sur ses lèvres car sa vision s'assombrissait lentement, elle s'étonna juste de voir une source lumineuse dorée s'allumer de l'autre côté du salon, survoler la salle et se poser contre elle. Et quand elle sombra dans la froideur de la mort, une chaleur forte pénétra dans son coeur et se répendit dans ses veines à une vitesse stupéfiante.

Elle rouvrit les yeux et elle voyait de nouveau clair, son visage toujours tourné vers Melenae vit une lueur dorée derrière les yeux de sa mère s'éteindre en même temps que l'étincelle de vie quittait sa mère. Des hommes s'étaient penchés au dessus d'elle.


"Elle s'est tué ?
-Je ne l'ai même pas vu attraper la baguette.
-Comment a t-elle fait ?

Sophia inspira et l'air lui brûla les poumons, elle se mit à tousser violement, les regards se fixèrent sur elle. Elle roula sur le ventre péniblement et posa sa tête contre le parquet froid.
Un homme sorti de l'ombre du coin du salon, s'approcha et se pencha vers elle avant qu'elle perde connaissance. Il n'avait pas pris part aux meurtres et Sophia ne l'avait pas remarqué plus tôt car il était resté dans l'obscurité de la pièce. Plus tard, elle apprit qu'il s'appelait Ethan Jones.


"Mais qu'est ce que tu es ?



L'année qui suivit, Sophia fut conduite dans des souterrains froids et glauque. Elle pleurait sans cesse la mort de sa famille en se sentant personnellement responsable de leur mort, elle ne sortit pas une fois de son monde. Elle réémergea quand elle sortit des souterrains. Elle était incapable de dire ce qui s'était passé et restait silencieuse, la tête désespérément vide. Elle portait sur le dos de ses mains trois entailles rouges, elle avait les même au dessus de chacun de ses genoux, sur la nuque et dans le bas du dos. Et un bracelet, qu'elle découvrira être la seule chose qu'il fallait pour soumettre quelqu'un, entourait son poignet gauche. On lui parla, elle n'entendit que la moitié. Elle était soumise à un certain Sham McBrashen dont elle n'avait jamais entendu le nom et on lui donnerait d'autres consignes plus tard.




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