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 [Fan Fiction]L'idéal

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AuteurMessage
Isis Kitlee
● Magic Touch ●

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MessageSujet: [Fan Fiction]L'idéal   Dim 25 Jan 2009 - 18:06

Title: The Morning After
Author:
___Partie One : Draconia la créatrice du mouvement Ideal.
___Partie Two : Isis Kitlee
Rating: MA/NC-17 mais c’est juste pour dire que…
Disclaimer: Rien ne m’appartient. Ni l’univers Harry Potter qui est la propriété de JK Rowling, ni les personnages. Ceci est un travail délire de fanfiction qui ne prend pas en compte les intrigues respectives des personnages, ni leurs caractères.
Paring: Je vous laisse le découvrir.
Genre: Romance
Warnings: Sexual References
Summary:
___Partie One :Dur réveil pour Isis
___Partie One :Dur réalité pour Isis
Author's Notes: Si les deux protagonistes autre qu'Isis veulent rectifier certains détails pour qu'ils correspondent mieux à leur personnage, vous le pouvez.


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Partie One : Dur réveil pour Isis

Dans la chambre, le soleil étira douloureusement un large bras de lumière à travers deux rideaux de velours rouge. Sa main lumineuse vint se poser lourdement sur le couple profondément endormi, comme s’il cherchait à lever le voile sur le sommeil dans lequel ils étaient plongés.

Sans grand succès puisque aucun des deux jeunes gens ne bougea de la position dans laquelle il se trouvait. Silence total dans la pièce hormis le doux ronflement émis par le jeune homme délicieusement étalé en travers du lit. Il partageait son oreiller avec la jeune fille et si ce n’était pour la main qui enserrait de façon presque protectrice le sein blanc de son amante couchée au bord du lit, elle serait tombée.

Un doigt lumineux vint chatouiller le bout du nez de la jeune fille qui fronça les sourcils. L’astre taquin venait de réussir à la tirer hors du monde onirique où elle s’était réfugiée seulement quelques heures plus tôt. Et le réveil ne fut pas des plus tendres pour elle puisqu’une douleur perçante la traversa de part et d’autre de la tête. Nouveau froncement de sourcils, plus prononcé cette fois-ci, suivi de près par un grognement mécontent. Elle ne pouvait se résoudre à ouvrir les yeux, cherchant désespérément un moyen de faire s’enfuir la horde de hyppogriffes qui avait pris possession de son crâne pour en faire leur terrain de jeu.

Après maintes tentatives, elle réussit à rassembler quelques uns de ses neurones et la première constatation qui lui vint à l’esprit fut qu’elle n’était pas seule dans le lit. La seconde était qu’elle était nue. La dernière était que la personne à côté d’elle était tout aussi nue. La dure évidence qu’il s’agissait bien d’un homme pointait de façon insistante dans le bas de son dos.

Cela n’aurait pas du l’inquiéter si elle ne se souvenait pas parfaitement que son petit ami avait rompu avec elle deux jours plus tôt. Cette pensée lui tira un nouveau pincement au cœur mais elle la mit rapidement de côté pour mieux rassembler ses souvenirs de la veille. Tout était encore très embrumé dans son esprit et elle se souvenait juste avoir terminé sa soirée dans un bar. Les ‘One Night Stand’ ne faisaient pourtant pas partie de son vocabulaire et l’idée d’avoir passé la nuit avec un inconnu ramassé dans un bar l’horrifia autant qu’elle l’excita. Mais juste un peu.

*Par Merlin, faites qu’il soit pas moche !*

Finalement, elle se décida à ouvrir les yeux. Lentement, elle se dégagea de l’étreinte de son amant, désemmêla leurs jambes et se leva péniblement, grimaçant légèrement en sentant que l’intérieur ses cuisses collait.

Son regard tomba alors sur la forme endormie sur son lit et Isis eut un haut le cœur. Elle porta une main fébrile à sa bouche sèche et ravala une nausée. Il dut sentir que sa compagne n’était plus entre ses griffes puisqu’il fronça imperceptiblement les sourcils, chercha du plat de la main la chaleur d’un corps féminin avant de se renfrogner et de se laisser retomber sur le dos sans pour autant se réveiller.

Isis lui jeta un regard dégouté mais ne put s’empêcher de le contempler. Endormi, il paraissait presque angélique. Son visage avait perdu le masque d’émotions contrôlées qu’elle lui connaissait. Elle se demandait même comment quelqu’un d’aussi beau assoupi pouvait être si méprisable éveillé.

Isis secoua la tête pour chasser l’envie soudaine de le rejoindre sous le drap et préféra chercher du regard ses vêtements. Au pied du lit, elle trouva une chemise et l’enfila sans réfléchir. Elle lui arrivait mi-cuisse et il lui manquait plusieurs boutons. Aussitôt, elle fut envahie de son odeur. Un mélange d’épices, d’ambre, de musc et de typiquement masculin. Des images saccadées de la veille l’assaillirent.

Elle à genoux devant la cheminée. Tous les deux trébuchants sur le tapis. Lui sous elle. Ses lèvres sur ses seins, sur son ventre, sur ses hanches. Lui entre ses cuisses. Elle contre le mur. Lui en elle. Ses mains sur ses seins. Ses mains sur ses fesses. Lui derrière elle. Elle sur lui. Lui qui… et elle qui… Non !

Isis ferma fort les yeux pour ne plus avoir à se remémorer les caresses voluptueuses, les baisers fervents, les gémissements, les rires, les cris, les mouvements incontrôlés, le clap-clap de sa peau luisante contre la sienne.

La jeune femme passa une main dans sa chevelure désordonnée avant de se diriger vers la porte en prenant soin de ne pas regarder en direction du lit. Pour ne pas être tentée de le réveiller pour le Round 47.

L’appartement était plongé dans la pénombre. Isis se dirigea silencieusement vers le frigo à la recherche d’un verre d’eau, de jus de citrouille, d’arsenic, n’importe quoi qui puisse faire disparaitre l’arrière goût âcre qui avait pris possession de sa bouche pâteuse. Son palais gardait les estampilles amères de l’essence de son amant pour lui rappeler sournoisement ce qui avait pris place dans son appartement.

Isis ouvrit le réfrigérateur, pestant contre la lumière émise par ce dernier qui déversa un rai de lumière dorée sur le sol de la cuisine. Elle en sortit une petite bouteille d’eau et vint s’assoir sur un haut tabouret avant de ramener ses jambes contre elle, les talons posés sur le bord du siège.

Elle ouvrit la bouteille et but une gorgée tout en grimaçant. Sa tête continuait de la faire souffrir atrocement et rien si ce n’est une potion anti gueule de bois ne saurait la soulager. Elle fit rouler la bouteille fraiche sur son front d’une main pendant que l’autre entourait étroitement ses jambes comme pour se protéger de la dure réalité.

Le regard rivé sur la surface plane du comptoir de la cuisine, trop occupée à se morfondre sur son sort, elle n’entendit par le léger cliquetis de la porte d’entrée. Elle ne se rendit pas compte qu’un jeune homme venait de pénétrer dans l’appartement, qu’il avisa d’un regard surpris le pantalon et les chaussures d’homme éparpillés près de la cheminée, qu’il leva les yeux vers la jeune fille. En voyant ses jambes dénudées, la chemise masculine à peine boutonnée qui laissait dépasser un sein, un éclair douloureux traversa ses prunelles turquoise.

- Bonjour Isis…, lui asséna-t-il froidement en se tenant à quelques pas de la jeune femme, les bras croisés.

Isis releva brusquement la tête en sursautant en entendant la voix de son ex petit ami.

- Egon…,souffla-t-elle sans cacher son effarement, les yeux écarquillés. Mais… qu’est-ce que tu fais là ? demanda-t-elle nerveusement en jetant un regard discret vers la porte de la chambre laissée entrouverte.

- J’habite ici je te signale, répliqua-t-il sèchement. D’un brusque coup de baguette, il tira les rideaux pour laisser entrer le soleil matinal. En revanche, inutile de te demander ce que toi, tu as fait ici, lança-t-il rudement en fixant rageusement les marques cramoisies le long de son cou.

Isis ramena ses jambes sous le comptoir, soudain consciente de son état de quasi-nudité et porta une main à son cou.

- Certainement la même chose que toi, fit-elle amèrement en le détaillant rapidement. Un pan de chemise dépassait de son pantalon, les quatre premiers boutons de sa chemise étaient défaits et elle remarqua même une trace de rouge à lèvres vermillon sur son col.

Pendant le duel visuel qui s’engagea entre les deux jeunes gens, une troisième personne fit son apparition. Le boxer qu’il venait d’enfiler descendait bien bas sur ses hanches, ses cheveux d’habitude impeccablement coiffés partaient dans tous les sens et il arborait le sourire d’un homme qui avait été satisfait plusieurs fois au cours de la nuit.

Inconscient ou indifférent de la tension qui régnait dans la pièce, il sautilla en se grattant le ventre jusqu’à Isis avant de déposer un baiser sur sa joue :

- Bonjour mon amour.

Il salua ensuite Egon d’un signe de tête :

- Sutham.

Il se tourna ensuite vers l’évier, ignorant les regards incrédules, médusés, révolté que l’on venait de lui adresser. En particulier à la vue de son dos lacéré par les ongles de la jeune femme durant leurs ébats passionnés.

- J’hallucine ! T’as couché avec ma copine, de Lansley ! explosa Egon en claquant une main contre la table.

- EX petite amie, Egon, maugréa Isis, mauvaise, en détachant lentement chaque syllabe. Tu te souviens pas ? T’as rompu avec moi avant-hier alors j’estime avoir le droit de me faire sauter par qui je veux ! termina-t-elle en haussant la voix.

- Je constate que t’as pas perdu de temps pour me remplacer, dit-il sinistrement. En plus de ça, tu t’es fait mon pote ! Et je peux savoir ce que tu fous de Lansley ?

- Du café ? répondit innocemment ce dernier par-dessus son épaule en désignant d’un signe de tête la boite qu’il tenait dans la main, un sourire amusé aux lèvres.

Isis soupira, Egon jura et Sacha jubila. Si on lui avait dit un jour qu’il passerait la nuit avec Isis Kitlee, il se serait aussitôt jeté dans les bras d’un Détraqueur et lui aurait volé un baiser.

Mais depuis son divorce avec Charlotte un an plus tôt, il avait non seulement repris ses bonnes vieilles habitudes en matière de femmes mais s’était également donné pour objectif de montrer à Egon qu’Isis n’était vraiment pas une fille pour lui. A force de lui susurrer sournoisement qu’il trahissait la mémoire de Deneb en songeant un seul instant à faire d’Isis sa femme. Qu’elle n’était qu’une vulgaire menthe religieuse vénale qui n’était avec lui qu’en raison de l’excitation qu’avoir un amant plus âgé pouvait procurer. Qu’elle se lasserait rapidement de lui et qu’il finirait tout seul comme un con, réduisant à néant tous les efforts qu’il avait fait pour se reconstruire suite au décès de son premier amour.

*Quel monticule de conneries* songea Sacha, réjoui, en versant dans un filtre quelques cuillères de café moulu.

Hier soir, alors qu’il était prenait un verre au Café Magic et se demandait avec quelle délectable jeune femme il allait bien pouvoir passer la soirée, une Isis Kitlee complètement ivre lui était littéralement tombée sur les genoux, à mi chemin entre sa table et le bar. Elle s’était alors mise à pleurer, déblatérer, à se demander pourquoi Egon ne voulait plus d’elle, qu’est ce qui n’allait pas chez elle. Si elle n’était pas suffisamment jolie. S’il avait trouvé quelqu’un d’autre. Et bla bla bla… Deux bouteilles de whiskey-pur-feu plus tard et ils atterrissaient dans son salon bouche contre bouche.

Finalement lorsque Kitlee utilisait sa bouche autrement que pour l’invectiver ou chercher en lui ce qu’il mettait un point d’honneur à cacher aux autres, elle n’était pas si désagréable…

- Tu prendras un sucre ou deux mon amour ? cajola Sacha en se tournant vers Isis, une lueur espiègle dans les yeux. Sutham, tu resteras bien pour le petit déjeuner…

Egon semblait prêt à commettre un meurtre. Isis, quant à elle, se demandait si elle ne pouvait pas tomber plus bas.

- Franchement de Lansley, c’est pas le moment…fit-elle en tentant vainement de masquer son exaspération. Elle se leva finalement après un regard noir à Egon, puis à Sacha avant de se diriger vers la salle de bain.

- De Lansley, hun ? Qu’est devenu Sacha ? ‘Oh Sacha, Oh oui Sacha, plus fort Sacha, hum oh Sacha !!’ lança-t-il en une vulgaire imitation de l’acte sexuel.

- La ferme de Lansley ! s’exclamèrent en chœur Egon et Isis, juste avant qu’Isis ne claque violemment la porte de la salle de bain derrière elle sous les rires exagérés de Sacha.


Dernière édition par Isis Kitlee le Dim 25 Jan 2009 - 23:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Fan Fiction]L'idéal   Dim 25 Jan 2009 - 18:13

Partie two : La vie est pleine de surprise



Dans la chambre, le soleil étira douloureusement un large bras de lumière à travers deux rideaux de velours rouge. Sa main lumineuse vint se poser lourdement sur le couple profondément endormi, comme s’il cherchait à lever le voile sur le sommeil dans lequel ils étaient plongés.

Sans grand succès puisque aucun des deux jeunes gens ne bougea de la position dans laquelle il se trouvait. Silence total dans la pièce hormis le doux ronflement émis par le jeune homme délicieusement étalé en travers du lit. Il partageait son oreiller avec la jeune fille et si ce n’était pour la main qui enserrait de façon presque protectrice le sein blanc de son amante couchée au bord du lit, elle serait tombée.



Pourtant, depuis leur ‘One Night Shot’, la jeune femme évitait le jeune homme. Elle ne supportait pas ces quolibets lui rappelant leur nuit et particulièrement la dispute qui s’en suivit avec son ex petit copain.

Elle les avait laissés seuls le temps de prendre sa douche. Elle ne pensait pas qu’ils arriveraient à faire de son appartement un champ de ruines. Egon fulminait de rage tandis que Sacha lui démontrait par A + B qu’il avait raison. Isis n’était qu’une menthe religieuse et il se réjouissait d’avoir été celui qui se retrouvait dans son lit, cela lui évitait de la voir avec un inconnu. Selon lui :

- Ce sacrifice, je l'ai fait pour toi. Je te jure. Par ailleurs, tu as bien fait de la laisser tomber. Diantre, Sutham! Tu imagines? A peine as-tu le dos tourné et Madame Catin me saute sur la braguette. C'est une petite conne. Elle ne te méritait pas. Considère que c'est un fier service que je t'ai rendu là.

En serviette, Isis assista à un bout de cette scène, les larmes aux yeux, se disant qu’elle était tombée bien bas. Après s’être changée et avoir cramé les affaires du sauveur, elle transplana loin de là, chez sa meilleure amie, pleurant à chaudes larmes et les maudissant tous les deux. Une petite conne, c’est ce qu’elle était en lui donnant son cœur.


Le temps passa, sa relation avec Egon avait atteint le point de non-retour. Ils ne se voyaient plus, s’ignoraient. Elle avait gardé l’appartement, Egon était parti se réfugier dans l’antre familial de sa défunte âme sœur, le clan Kaïtos.


Tandis que tous les liens qui lui rappelaient son ex petit copain étaient coupés, elle n’arrivait pas à se débarrasser du sarcasme de De Lansley. Ce monstre s’amusait à la rendre dingue à chaque fois qu’ils se croisaient à l’université. A croire qu’il la suivait à la trace. Ses rires accompagnaient souvent la jeune fille dans les couloirs ou les salles de repos. Si par malheur, elle se retrouvait seule, ce n’était pas rare qu’il vienne lui prendre la tête, pour se distraire. Après, las de ce petit manège, il préféra lui envoyer des fleurs avec des petits mots doux comprenant des railleries comme « mon amour » ou « l’amant de tes one night stand ». A vomir. Elle les lui rendait après les avoir cramés. Elle essaya de ne pas y prêter attention. Elle feintait l’indifférence à chaque fois qu’entre deux sourires sarcastiques, il lui demandait si elle avait apprécié ses petites attentions.


Au comble de l’exaspération et blessée, elle alla défoncer sa porte. Les lys blancs, symbole floral du défunt couple Isis/Egon, la mirent en colère. Elle jurait contre la porte close tandis que derrière elle, il jubilait en la regardant pester dans le vide.

- Elle ne t’a rien fait cette porte, Kitlee-mon-amour.
- Toi, espèce de porc, de goule de merde, de troll sans cervelle, de bâtard…

Il venait de l’embrasser à pleine bouche, l’emmenant dans la chambre, sans qu’elle puisse se dérober, tandis que derrière lui, la porte se refermait. La claque partit, Sacha se marra, Isis l’insulta. Un geste de la main, il ferma la porte à clés tandis qu’il s’asseyait pour profiter du monologue d’Isis. Après avoir sourit à ses jurons, s’être délecté de ses remarques, avoir vomi en entendant qu’elle citait Egon – lui, toujours lui – et surtout pu la déshabiller du regard tandis qu’elle s’évertuait à faire les cent pas, il la regarda satisfait. Les jambes croisées, le menton dans la main, ses yeux brillaient, il s’amusait drôlement avec cette Isis.

- Tu as fini ?
- Non !
- Oh. Continue, je t’en prie.
- Ca t’amuse !
- Oui.
- Sale con.
- Je sais.

Exaspérée d’avoir perdu face à ce vil chenapan, Isis voulu sortir. Elle pesta de nouveau quand la porte ne voulut s’ouvrir.

- Ouvre-moi, De Lansley
- Pas envie.

A bout, elle pointa sa baguette sur lui. Elle savait pertinemment que ca ne servirait à rien. Elle n’était pas très douée en sortilège d’attaque tandis que lui excellait dans ce domaine. Pour preuve, il ne bougea pas d’un pouce et continuait de siroter son verre tranquillement comme si tout était normal.

- De Lansley !
- Tue-moi.
- Pour finir à Azkaban pour ta sale gueule ? Très peu pour moi.
- Pas dans ce sens là, darling.
- Si tu as besoin de baiser, tu vas dans un bar, tu fais boire une fille qui vient de rompre avec son copain par ta faute, et tu la sautes. Après tu déclares à son ex petit ami qui rentre que tu avais raison, qu’elle n’était pas assez bien pour lui.
- Je n’aime pas à faire deux fois la même chose.
- Ravie de l’apprendre. Maintenant, ouvre cette putain de porte.

Sacha, ravi, se leva et pointa sa baguette vers Isis. Par réflexe et s’attendant à subir un sortilège, elle effectua un stupefixe qu’il ne manqua pas d’éviter aisément avant de s’abattre sur elle.

Coincée entre la porte et son corps, sa baguette tomba par terre sous la pression que Sacha exerçait sur son poignet. Il l’avait à sa merci, la main droite plaquée contre le mur, dépourvue de son arme tandis que le poids de son corps se faisait plus oppressant contre elle.

Grisée d’avoir pu enfin se vider de la rancœur qu’elle amoncelait, elle resta docile sous l’étreinte chaleureuse de Sacha. Même si tout avait été brusque, il n’y avait aucune soumission ni geste malotrus. Au contraire, il attendait quelque chose. Qu’elle lui donne son accord. Ses yeux mutins plongeaient dans ses yeux noirs, patientant silencieusement. Elle tarda, alors résignée, il relâcha légèrement son étau.

*Pourquoi*, pensait-elle, ignorant les sentiments de son tourmenteur à son égard.

Pour réponse, il baissa doucement la tête pour poser une cascade de baiser dans le creux de son cou. Il avait lâché son poignet pour poser ses deux mains contre ses hanches. Il remonta subtilement vers la bouche qui avait déversée tant de rancœur à son égard.

Hésitant, il s’arrêta. Il épia le moindre mouvement de la jeune femme, sonda la moindre pensée. Un mot et il ne la tourmenterait plus. Un mot et il la libèrerait. Un mot. Mais quoi qu’elle fasse, il resterait dans sa vie.

Mais ce ne fut pas un mot qu’elle lui murmura. Ses lèvres s’étaient immiscées sur les siennes, humides, tremblantes, avides de désir. Repaît de leur bouche, les caresses se firent plus effrénées, les gestes plus passionnés, leurs respirations plus saccadées, leurs désirs plus gourmand. Les vêtements s’écroulaient laissant leur nudité à l’assaut de leur sensualité.

Haletant sous l’effort de leur libido, ils ne pouvaient songer à se détacher l’un de l’autre. Lui dans elle, elle sur lui, lui sur elle, elle soupire, il l’embrasse. Les corps finissent par gagner, l’envie doit patienter. Elle gît sur lui, frissonne quand il dépose un baiser sur son épaule nue, il tressaute sous la caresse d’une main paresseuse. Il veut la satisfaire, mais il a besoin de récupérer. Et il a d’autres envies. Pirouette, il est sur elle. De nouveau. Il embrasse ses lèvres, son doux miaulement lui parvenait à ses oreilles, douce musique. Il lui avoue quand, revenu en elle, il s’aventure à l’embrasser, sur ses autres lèvres. Mutine, elle souffle des mots qui le font rougir. Elle ne pensait pas qu’il pouvait rougir, alors elle rit tendrement. Il rit à son tour. Ils s’extasient, roucoulent, jouissent de leur plaisir.

La nuit fut luxure.


Dans la chambre, le soleil étira douloureusement un large bras de lumière à travers deux rideaux de velours rouge. Sa main lumineuse vint se poser lourdement sur le couple profondément endormi, comme s’il cherchait à lever le voile sur le sommeil dans lequel ils étaient plongés.

Sans grand succès puisque aucun des deux jeunes gens ne bougea de la position dans laquelle il se trouvait. Silence total dans la pièce hormis le doux ronflement émis par le jeune homme délicieusement étalé en travers du lit. Il partageait son oreiller avec la jeune fille et si ce n’était pour la main qui enserrait de façon presque protectrice le sein blanc de son amante couchée au bord du lit, elle serait tombée.

Un doigt lumineux vint chatouiller le bout du nez du jeune homme qui fronça les sourcils. L’astre taquin venait de réussir à le tirer hors du monde onirique où il s’était réfugié seulement quelques heures plus tôt. Et le réveil fut des plus tendres pour lui puisqu’elle était là, endormie à ses côtés. Il l’enveloppa dans sa couverture et la ramena vers le centre du lit. Il s’évertua à se détacher d’elle et partit chercher le petit déjeuner.

En caleçon, il avait fait fureur dans les couloirs d’Unicorn. Imperturbable, à coups de sortilèges, il fit comprendre à toutes les minettes gloussantes qu’il rencontra qu’il préférait aussi les voir en sous-vêtements. Revenu dans sa chambre, elle dormait toujours, alors pendant qu’il sirotait son café, il la regarda dormir, se réveiller, le chercher de la main, se rendormir, se frotter les yeux et le regarder. Il épiait la moindre de ses réactions.

Elle était dubitative. Encore dans le brouillard, elle ramassait ses pensées et les liait entre elle sous le regard espiègle de Sacha.

- Bonjour, mon coeur.
- Bonjour, bredouilla-t-elle, Sacha.

Elle s’assit sur le lit, la couverture cachant uniquement son intimité, elle épia Sacha. Il le sentit, ce qui le grisa de bonheur. Son masque d’émotion se réjouissait de ses réactions si palpables.

- Tu attends quoi.
- Une de tes remarques acerbes.
- Bien.

Il s’amusa, tout n’était qu’amusement. Le sourire en coin, il laissa s’écouler pas mal de temps. Il aimait la voir s’exaspérer de ces manières, sa moue était tout à fait charmante.

- Pas de remarque, alors
- Non
- Bien
- Autres choses ?
- Pourquoi ? Pourquoi tu es aussi tordu ? Pourquoi tu ne me le dis pas ? Me torturer ca t’amuse tellement, tu peux plus t’en passer. C’est ta drogue. C’est ça. Me prendre pour une conne, c’est que qui te fait monter au septième ciel.
- Ce n’est pas pour ça.
- Pour quoi ?
- Pour que tu me laisses ouverts les draps de ton lit.
- Mon lit
- Tu fuiras.
- Hein ! ? !
- Si je te dis la vérité.... hum. Tu fuiras. Comme tu as fui Jonathan la première fois qu’il te l’a dit. Comme, aussi, tu as fui Egon en te cachant derrière l’amour révolu que tu avais pour Jonathan. Alors, je préfère te demander de me laisser entrer dans ton lit. Mais contrairement aux deux autres, ça me convient très bien.

Elle sourit, elle se leva, l’embrassa écoutant la douce musique de ses miaulements après avoir tendrement baisé ses lèvres au goût café.

La journée est la continuité de la nuit. La nuit, celle de la journée.
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