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 L'Uruk à Frange

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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: L'Uruk à Frange   Mer 13 Oct 2010 - 14:51

Vampire + Nuit = Chasse.
Elle se sentit bien stupide d’avoir réagit de cette manière. Mal à l’aise de ne pas avoir fait le rapprochement, elle s’excusa par un sourire. Il ne semblait toutefois ne pas lui en tenir rigueur. Même si elle n’en aurait pas mit sa baguette au feu.


Je joue.
Il joue.
Nous jouons.
A moi de jouer.



- Les chroniques de Myr… ça fait très légendes héroïques, murmura-t-elle, regrettant presque d’avoir ouvert sa grande bouche quelque minutes plus tôt. En réalité, je connais deux chroniques liées à Myr. L’une est directement liée à mes ancêtres. Elle concerne Enoch, le père de Ghilda.


Isis se remémora l’histoire contée par Marjane. Se doutant bien que ce n’était pas de celle là qui parlait.


- L’Ankou, pour se venger du refus de Vix, pris la vie de toutes les personnes sous son autorités qui était proche de la jeune femme. Il prit la vie de son fiancé, le frère de Ghilda, le fils d’Enoch. Enoch, ne supportant plus cette situation, passa un pacte avec l’Ankou. Le sorcier du affronter 10 épreuves donnés par la Mort dont il ressortit vainqueur. Enoch mourut peu de temps après, l’Ankou n’est pas un être fairplay. Mais ça ne doit pas être celle que ta créatrice t’a racontée…

Isis respira un grand coup. Cap ou pas cap.


- Quand j’ai découvert mon histoire, je possédais encore ma Parcelle. Et comme tu l’as fait remarquer, je ne suis pas très douée pour supporter ce genre de révélation.

Cap.

- Egon était là quand…. Hum, je n’ai pas du te l’écrire. Je ne suis plus avec Jonathan.Ca fait un peu plus de trois ans maintenant. Je suis avec Egon maintenant, Egon Sutham… Si je me souviens bien, s’est le cousin de Caleb.

En même temps, les repas chez les Sutham restaient rares. Et les histoires de familles n’étaient pas leur tasse de thé. Alors, elle ne s’était jamais posé la question sur l’absence de nouvelle de Caleb Sutham. D’ailleurs, dans ses souvenirs, il était très rarement dans ses pattes, et le peu de conversation qu’ils avaient eu ensemble se finissait toujours de la même façon, écourté par son camarade. Elle ne s’en était jamais offusquée, mais ce soir, ce fait la titillait.

- Donc, Egon était avec moi quand j’ai découvert mes origines. Ces révélation ajoutées aux autres, faisait que j’ai craqué. J’ai fait la connerie de jouer au petit alchimiste pour me sentir mieux. Ca n’a fait qu’engendrer une dispute avec Egon. Il n’en fallu pas plus pour que la Parcelle de Vix réagisse. J’ai fait une crise très violente. Quand j’ai repris connaissance, Egon était près de moi, mort. Et moi, je n’avais plus de Parcelle.

En réalité, l’Ombre était à ses côté quand elle se réveilla, mais elle préféra taire cette partie. Isis frissonna quand elle se souvient de cette scène. Cette période avait été très néfaste.


- Douze jours après il revient dans notre monde. C’est comme ça qu’à débuter les chroniques de Myr
, ironisa-t-elle, elle détestait cette dénomination. Ce qui va suivre, c’est ce qu’il m’a raconté plus tard. Je connais seulement une partie de l’histoire. Je le soupçonne de ne pas tout me dire, pour ne pas me faire souffrir. Me sentir encore plus coupable.

Isis releva le regard le profil de Seth, toujours si indéchiffrable.

- Egon a cru que j’étais morte. Alors, il a supplié Ghilda de prendre sa vie en échange de la mienne. En mourant, elle possédait une des parcelles de Vix, de ce fait, Sidh lui fut refusé. Elle résida donc en Myr où elle épousa l’Ankou. Elle y réside en tant qu’incarnat, un être humain fait de chair. Et comme toute Galléa, elle subissait les effets de sa Parcelle. Alors, quand elle accepta le marché d’Egon, elle lui fit promettre de la délivrer de l’emprise de Vix sur elle comme sur moi. Si tu te souviens, il n’y a qu’un seul moyen de se débarrasser de notre parcelle, la transmettre à sa descendance. Et l’Ankou, de par sa nature, ne peut enfanter…

Le silence se fit long.

- Les jumeaux qui furent issus de cette union non consentit possédèrent les Parcelle de Vix. Alors, pour se débarrasser une fois pour toute de Vix, l’Ankou les tua.

Isis ne sut jamais qu’ils furent jetés vivant dans les griffes de nécrodite. Mais elle savait qu’Egon en avait été témoin.

- Comme ai-je apprise cette histoire ? C’est malheureusement moi qui en suis la cause. Par contre, je n’ai jamais eu ouïe dire de la présence d’un vampire. Alors, qui es ta créatrice et comment, elle, a-t-elle su ? Et surtout pourquoi t’en a-t-elle parlé ? Dans quel but t’avoir raconté cette… histoire ?

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Seth Cullen
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MessageSujet: Re: L'Uruk à Frange   Mer 13 Oct 2010 - 21:54

Seth resta de marbre quand il entendit prononcer le prénom d’Egon Sutham. Il ne se serait jamais douté que la fille de la chronique eût pu être Isis. Il écoutait avec attention bien qu’il connaissait déjà l’histoire. Ce qui changeait des versions qu’on lui avait raconté jusqu’ici était qu’il pouvait mettre un visage sur la femme qui avait provoqué la 6ème chronique. Parce qu’en effet. Les chroniques étaient au nombre de sept, elles se narraient depuis des millénaires par les visiteurs qui en ressortaient vivants ou qui conservaient leurs liens avec les vivants, et elles s’appelaient respectivement :
« Livre I Comment Gabor devint l’Ankou et créa Myr »
« Livre II Comment Messunc devint l’Oz et créa Sidh »
« Livre III Comment Ankou et Oz rejetèrent les non-vivants »
« Livre IV Comment Enoch défia l’Ankou et surmonta les 10 épreuves »
« Livre V Comment un vampire fit entrer les non-vivant en Myr »
« Livre VI Comment la fille d’Enoch fut libérée du mal »
« Livre VII Comment Messunc perdit Sidh »
Amys les lui avait toutes racontées mais il restait des parties approximatives dans chacun de ses récits, sauf ceux dans lesquels elle avait pris part. Les chroniques 5 et 6. Ces chroniques légendaires ou devenues légendaires émerveillaient Seth qui se fit le serment d’être celui qui, dans ses nombreuses nuits sans sommeil, mettrait à l’écrit les Chroniques de Myr.

"Un jour, pensait-il, Isis et Egon deviendront légendaires."

Ah ! S'il savait à quel point !

Seth eut soudain envie de rencontrer cet Egon. Amys et lui était la pierre angulaire qui faisait tenir cette histoire. Le destin était décidément très joueur. Dans les mécanismes impénétrables des hasards et des coïncidences, comment en était-on arrivé à ce constat : "Ma créatrice est à Egon ce qu’un jour on m’a demandé de devenir pour Isis, sans que jamais de liens ne soient occurrents entre nous tous" ?

Par contre, Isis non plus n’avait pas l’air d’avoir eu vent de l’entièreté de l’histoire. A ce stade, Seth en savait un peu plus qu’elle mais il se questionnait sur la légitimité qu’il avait de lui raconter ce qui lui manquait. Egon ne lui avait pas tout dit... il avait caché l’aide précieuse qu’Amys avait joué dans son aventure. Il devait y avoir une raison.

Seth conservait son visage tourné vers la fenêtre alors qu’Isis venait de l’accabler de nouvelles questions. Le paysage de la forêt se modifia. Les arbres se décharnèrent, le ciel devint rouge, et, la terre, des cendres grises que le vent chaud faisait danser dans de petits cyclones. Les collines, au loin se transformèrent en une tour immense en haut de laquelle brûlait le feu de Myr. Seth visualisait Myr comme s’il y était tant les descriptions d’Amys avaient été précises. Il se figura Egon, perdu et assoiffé arrivant dans la ville des morts. Sa peau recouverte de la matière gris cendré qui recouvrait le sol. En une fraction de secondes, sa rêverie éveillée le propulsa dans les couloirs caverneux du château d’Ankou. La rencontre avec Amys qui ressemblait à une Nécrodite. Sa bouche cousue par les fils indénouables d’Ankou. La goutte de sang qu’elle avait prise à Egon en le griffant et qu’elle avait glissé entre les fils pour boire une si petite dose d’hémoglobine. La soif brûlante après des centaines d’années vécues en Myr sur l’échelle du temps inversée. Le bain d’Egon. La rencontre avec Ghilda. L’année de tentatives avortées de féconder la Galléa. La soumission insupportable et le chantage de la chair. C’était un viol et Amys en avait été témoin. Sa participation pour éveiller le désir de l’Incarnat qui n’en avait aucun. Le mirage sensuel qu’elle avait pu créer pour qu’il oublie la situation et pour qu’il se soumette au bon vouloir d’Ankou. Et finalement, l’œuf. La libération... puis la trahison d’Ankou.

Le paysage macabre s’effaça peu à peu de l’imaginaire de Seth. Il regarda Isis avec une once de compassion. Il descendit du plan de travail et s’approcha d’elle doucement. Il tira une chaise et s’assit en face d’elle. Il braqua ses yeux dans les siens et lui prit la main après une hésitation due au souvenir de la difficulté que le contact produisait en lui.

- Je n’ai pas dit qu’un vampire était présent, sourit Seth. Je t’ai seulement dit que ma créatrice m’avait raconté l’histoire. Elle aurait pu l’entendre de n’importe qui... enfin, de n’importe qui connaissant l’histoire d’Egon. Mais tu as raison, elle y était et elle était avec Egon en Myr. Elle m’a raconté son histoire pour m’expliquer la raison pour laquelle elle n’a pas pu s’occuper de moi après la morsure. Ce qui m’oblige à te détailler la façon dont elle s’est retrouvée en Myr. La relation entre un vampire et sa progéniture est très forte, Isis. Elle m’a raconté son histoire pour s’excuser de m’avoir abandonné et pour m’empêcher un jour de songer au suicide si je voulais mettre un terme à ce que j’étais. Ce qui, je l’avoue, m’est passé plusieurs fois par la tête.

Seth parlait en regardant la main qu’il avait entre les siennes. Il jouait avec ses doigts, les détachait les uns des autres, les rassemblaient par deux ou par trois, retournait la paume vers lui et suivait les lignes de sa main de l’index. Lui qui, avant ce soir, n’avait jamais touché Isis sans que cela soit pour une raison précise, il ressentait le besoin d’être en contact avec elle alors qu’il lui racontait. Ca lui rappela le jeu qu’il avait fait avec Eden pour s’affranchir de sa crainte du contact. A l’époque, prendre une mèche châtain entre son index et son majeur lui paraissait plus difficile que de résoudre une énigme d’arithmancie en cinq minutes. Mais depuis, il avait compris que pour s’accoutumer aux autres, il devait commencer par une petite partie du corps. Pour Isis, il avait choisi la main. Et ça le détendait autant que ça le recentrait sur ce qu’il disait.

- Ma créatrice avait plusieurs siècles derrière elle quand elle a décidé de mourir. Elle se promenait dans la forêt polonaise où elle revenait sur les traces d’un épisode de son passé vécu pendant la seconde mondiale. A ce moment, dans cette même forêt, j’étais en train de chercher des créatures magiques... j’étais seul car Liam m’y avait déposé. Nous devions initialement camper entre frères mais il est allé rejoindre une de ses petites amies.

Je suis tombé sur un combat pharamineux qui opposait celle qui deviendrait ma créatrice à un loup-garou qui venait de l’attaquer. Elle avait l’avantage. Elle voulait se battre une dernière fois avant de laisser le lycan la tuer. Mais mon odeur d’humain a infesté la forêt et malgré ma cachette, j’ai interrompu leur combat. Ils savaient qu’ils étaient observés.

Le lycan fut le premier sur moi. Il m’a mordu. Le vampire a essayé de me sauver mais il était trop tard. Elle a fini par repousser et tuer le loup mais, moi, j’étais déjà perdu. J’avais été mordu et, en m’abandonnant là, je me serais réveillé quelques jours plus tard... devenu lycanthrope. En tant que vampire, elle ne pouvait pas se résoudre à laisser se crée un nouveau lycan... ennemi parmi les ennemis des vampires. Elle a voulu tenter le tout pour le tout en me mordant et en aspirant jusqu’à ma dernière goutte de sang contaminé. Elle savait qu’elle me tuait. Elle savait aussi que le sang des garous était mortel pour les vampires mais, de cette manière, elle n’abandonnait pas son premier objectif qui était de se donner la mort. Avant de trépasser, elle m’a fait boire son sang. Le rituel de la transformation était complété. Elle en est morte.

Elle est arrivée à Myr. D’après le livre III des chroniques, Myr et Sidth refusent les vampires. Par ailleurs, Myr punie les suicidés. Ma créatrice contractait deux imperfections mais elle est maligne. Elle a proposé un marché à Ankou afin de réhabiliter les vampires en Myr au lieu de leur faire connaître la douleur éternelle du feu sacré. Mais quand le temps d’honorer le pacte est arrivé, Ankou n’a pas tenu sa parole et il a gardé ma créatrice près de lui, comme serviteur. Elle fut condamnée à une soif éternelle. Le temps de Myr est plus long. Les douze jours d’Egon étaient sept années de la vie d’un être humain... imagine que ma créatrice y a vécu trois ans. Des siècles et des siècles de souffrance. Elle a très vite regretté son suicide.

Quand Egon est arrivé en Myr, elle y a vu l’opportunité de revenir parmi les vivants. Si Egon parvenait à retirer la Parcelle de Vix du corps de Ghilda, il serait libéré... si ma créatrice l’aidait, elle bénéficierait de la même grâce que l’Incarnat. Elle mit donc tout en œuvre pour soutenir, protéger et encadrer Egon durant son séjour à Myr.

Pour s’assurer qu’Egon accepterait les termes du marché, à savoir donner un enfant à Ghilda, il a enfermé ma créatrice assoiffée dans la même pièce que lui et son épouse. S’il n’accomplissait pas très vite le... l’acte, le vampire finirait par le tuer. Le temps était donc compté car la tentation de ma créatrice était grande bien qu’elle avait déjà décidé d’aider Egon à s’en sortir vainqueur.

Enfermée avec Ghilda et Egon, elle se fit aimer de Ghilda et elle apaisa la souffrance morale et physique d’Egon. Pour gagner du temps, Egon avait décidé de laisser ma créatrice boire régulièrement de son sang à condition qu’elle veille à s’arrêter sans le tuer.

Un an de ce régime s’est écoulé avant que naissent non pas un mais deux enfants. Une fois n’est pas coutume, Ankou ne respecta pas sa part du marché et il envoya ma créatrice et Egon dans le désert de Myr. Ils ont erré longtemps. Quand Egon est tombé, ma créatrice a continué à marcher en le portant. Ils cherchaient la porte qui menait vers le monde des vivants. Quand Ghilda, reconnaissante d’avoir été libérée, s’est rendue compte qu’Ankou n’avait pas tenu sa parole, elle lui a réclamé d’ouvrir la porte. Ankou s’est présenté avec sa femme dans le désert et, pour la première fois, il s’est excusé. Il a ouvert la porte.

Ma créatrice a décidé de laisser Egon auprès des siens et de partir avant son réveil. Elle savait qu’il avait vécu quelque chose de complexe et elle ne désirait pas qu’il y repense à chaque fois qu’elle le regarderait.

Elle est alors partie à ma recherche, moi, le petit garçon qu’elle avait transformé avant de mourir. Elle voulait savoir ce que j’étais devenu. Mais elle ne m’a jamais trouvé. Quant à moi, j’avais rencontré Caleb qui fut réellement le premier à me parler de Myr et d’Egon. Ma créatrice me cherchait dans le présent et moi je la cherchais dans le futur. Grâce à Caleb, je savais à quelle époque je devais voyager pour la rencontrer. Je l’ai rencontré. La boucle était bouclée.



Seth lâcha la main d’Isis. Il lui semblait que c’était le moment de la laisser seule pour qu’elle assimile l’histoire. Il avait conscience qu’il manquait un élément important à son histoire, le nom de sa créatrice. Mais il n’avait pas le droit de trahir Amys. Ni même Egon Sutham. Si cet épisode avait été gardé secret, il devait y avoir une raison, se répétait Seth. Quelle qu’elle soit, il ne devait pas jouer avec les secrets des autres.

« Imaginons qu’aujourd’hui Amys soit revenue auprès d’Egon pour une raison ou une autre. Ils ont un pénible passé commun... le genre d’anecdote qu’on ne partage pas au comptoir d’un bar, même avec ses meilleurs amis. Imaginons, par-dessus toute ironie, qu’Isis connaisse Amys parce qu’elle serait revenue dans le quotidien d’Egon... comment Isis prendrait-elle l’idée qu’il n’a pu ressentir du désir que pour la femme vampire et jamais pour la nymphe ?

Je suis catégorique. C’est à Egon Sutham de raconter son histoire. »


Seth resta calme encore un moment et décida qu’il n’avait plus de question à poser. Lui, comme elle, avait beaucoup de choses à digérer.

- C’est ma créatrice, tu comprends, Isis ? demanda-t-il en souriant avec amitié et consternation. Je lui fais confiance et je la respecte... si dans l’histoire, comme on te l’a raconté, personne n’a jugé bon de te raconter cette partie, ce n’est pas à moi de décider du contraire. J’en ai déjà dit beaucoup. Egon ne me connait pas encore dans cette époque. Je le rencontre en 2023. Si tu veux lui demander le nom de ma créatrice et lui avouer que tu connais désormais toute l’histoire, dis-lui seulement que tu la tiens de la progéniture du vampire qu’il a rencontré à Myr.

Seth restait debout à un mètre d'elle. Il écoutait les bruits autour d'eux, en dehors de la maison. Il écoutait chaque bruit pour mieux les soustraire à son audition et se concentrer sur le seul dont il avait besoin pour comprendre la situation: les battements du coeur d'Isis.

- Isis... est-ce que ça va... ? demanda-t-il. Tu encaisses ?

"Au fait... qu'est-ce qu'elle faisait dans la forêt ?"

Il compta les années et trouva qu'elle avait terminé l'université.

"Elle ne va plus à Poudlard..."







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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: L'Uruk à Frange   Sam 16 Oct 2010 - 17:54

- J’encaisse.

Sa voix tremblait malgré ses efforts pour cacher sa peine. Elle se leva et commença à s’agiter arpentant la pièce de long en large. Tout pour ne pas rester clouer sur ce fauteuil. Elle devait surmonter les vérités dites, elle devait arrêter de les subir.

- Je peux toujours utiliser la chambre ? Finalement, je crois que j’ai sommeil
, mentit-elle, souriante pour donner le change. Elle espérait juste trouver une cachette où se terrait les prochaines heures pour se maudire sans être dérangé.

Elle tapota l’épaule de Seth en remerciement et s’engouffra dans la petite chambre. Comme le reste de l’habitation, elle ressemblait à un bric à brac sauf que les livres étaient remplacés par tout ce qu’un mec n’aurait jamais besoin. Isis referma la porte derrière elle et se laissa glisser tout du long.

Pourquoi les secrets font-ils toujours aussi mal ? Elle pensait s’y habituer un jour à ses révélations qui lui apprenaient toujours des éléments désagréables. Elle avait survécu avec plus ou moins d’aplomb à toutes les hécatombes de sa vie. La mort de ses parents, sa tentative de suicide, la présence de sa Parcelle liée incontestablement au triangle amoureux de ses parents… le fait d’être la réincarnation d’une déités qui doit sauver le monde alors qu’elle est incapable de se sauver elle-même, le sacrifice d’Egon.

Finalement, la blessure avait beau être cicatrisé, subsister toujours la culpabilité d’être LA responsable de son voyage en Myr. Elle savait pertinemment qu’il ne lui avait pas tout conté, mais elle ne se doutait pas que ca incluait la présence d’un succube vampiresse.

« Plus aucun secret entre nous », comme éternelle promesse, jamais respecter. A croire qu’ils aiment se faire souffrir en pensant se protéger l’un et l’autre.

Ses bras enlaçaient ses genoux contre elle. Isis avait envie d’être dorloter, protéger. Elle avait tenu bon en s’agrippant à la main glaciale qui jouait distraitement avec ses doigts. Elle s’était raccrochée à elle tout au long du récit, pour ne pas sombrer, pour se sentir protéger. Elle aurait du rester coute que coute accrocher à cette main. Là, elle avait envie d’une épaule sur qui se reposer, et finalement pas être seule dans une pièce de fourre tout à dix mille bornes de son univers.

Prenant conscience de ce fait, elle se releva et se dirigea vers la salle principale. Elle n’avait pas fait deux pas qu’elle abandonna l’idée. Le seul qu’elle désirait, Egon. Seth ne pourrait pas la rassurer même avec tous les efforts du monde. Alors, elle fit demi-tour, et pris non pas la direction de la chambre, mais celle de la salle de bain.

Elle fit tourner le robinet de la baignoire. Elle regarda distraitement l’eau remplir le bain pendant qu’elle se déshabillait. Elle déposa les affaires dans un coin de la pièce, avant de plonger la jambe dans l’eau chaude. Elle se figea, inquiète, elle n’arrivait toujours pas à affronter une étendu d’eau sans éprouvé une peur panique. Elle canalisait toutefois sa peur, en particulier pour les tâches du quotidien, sans pour autant s’en affranchir. Les clapotis aidant, elle commença doucement à se relaxer.

Finalement, qu’est ce que ca changeait. Pourquoi elle en faisait tout un drame. L’épreuve n’en avait pas été plus horrible. Peut être moins. Il avait eu un soutien dans cette épreuve. Ce n’était peut être pas un mal que la vampiresse aient été à ses côtés. Même si Isis ne digérait pas le rôle de Viagra, elle était reconnaissante du fait que ce non-humain n’avait pas faillit à sa tâche. Elle l’avait protégé jusqu’au bout de l’affrontement.

Elle sortit du bain, grelottante, et s’emmitoufla dans la première serviette propre qu’elle trouva. Deux fois trop grande pour son petit gabarit, elle avait l’impression d’être vêtu d’une toge en éponge. Elle ramassa ses affaires et trottina jusqu’à la chambre.

Elle lassa tomber les affaires poisseuse sur le sol et entreprit de découvrir rapidement de quoi se mettre quelque chose de décent sur le dos. Elle avait besoin de demander quelque chose à Seth. Quelque chose qui la turlupiner depuis un bon moment.

Avec tout autre personne, cela ne l’aurait pas gêné de venir en serviette de bain qui l’a couvrait complètement. Mais s’était Seth. Le même qui s’était rhabiller de la tête au pied après s’être transformer en loup devant elle. Il aurait pu se retransformer à poil, elle n’en aurait pas était plus choqué pour autant. Mais Seth était pudique, aussi bien pour lui que pour les autres. Alors, elle s’habilla avec les moyens du bord.

Vêtu d’une robe de soirée qui ressemblait étrangement à celle qu’elle portait lors de son rendez-vous improviser avec Liam, elle s’immobilisa dans l’encadrement du couloir. Elle espérait que Seth soit toujours là. Il était bien là, malgré l’heure qui s’était écoulé.


- Je me suis permise de prendre un bain
, commença-t-elle, jouant nerveusement avec une mèche de cheveux mouillé, et d’emprunter une robe à Liam. Je suis désolée pour ma réaction… je n’ai pas en savoir son nom. Le nom de ta créatrice. Je la remercie juste pour avoir épaulé Egon dans cette sordide histoire.

Elle ne connaissait pas l’existence des chroniques de Myr. L’histoire de la magie n’avait jamais été sa tasse de thé. Mais elle se promit d’en toucher un mot à Emmett. Savoir à quoi correspond le livre III que Seth avait cité.

- Je… je voudrais te demander quelque chose. Ca fait longtemps que ca me travaille. Trois ans, un peu plus… j’ai toujours considérer ca comme anodin. Je n’ai jamais voulu y voir autre chose que le hasard. Je t’en suis tellement reconnaissante que je n’ai jamais osé te le demander en trois ans.

Elle s’avança et se pelotonna dans le premier siège. Elle reprit bruyamment. Les secrets la rendent toujours malheureuse. C’est un fait. Mais il fallait qu’elle sache.

- Lors du Combat Blanc, tu m’as sauvé la vie en me protégeant et m’éloignant de tout danger. Pourquoi moi ? Pourquoi Caleb qui t’a fait remonter le temps est venu prendre ta suite ? pourquoi n’a tu pas protéger ton frère ou ta sœur, pourquoi tu as secouru une camarade qui partageait ton cours de rune. On ne s’était jamais vraiment parler avait ce jour… alors pourquoi ?

Il lui faudrait peut être un peu plus d’une heure pour s’en remettre suivant la réponse. Mais elle devait en avoir le cœur net. Son intuition avait déjà sa réponse.


- Saurais-tu qui je suis ?

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Seth Cullen
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MessageSujet: Re: L'Uruk à Frange   Ven 22 Oct 2010 - 18:24

- Lors du Combat Blanc, tu m’as sauvé la vie en me protégeant et m’éloignant de tout danger. Pourquoi moi ? Pourquoi Caleb t’a fait remonter le temps est venu prendre ta suite ? Pourquoi n’as-tu pas protégé ton frère ou ta sœur ? Pourquoi tu as secouru une camarade qui partageait ton cours de runes. On ne s’était jamais vraiment parlé avant ce jour… alors pourquoi ? Saurais-tu qui je suis ?

Les vingt minutes qu’avaient durées le Combat Blanc lui revinrent à l’esprit. C’était la première fois qu’il buvait du sang humain. Il se souvenait de la douleur d’avoir sciemment été transpercé par des balles. Il se rappelait de l’odeur du sang, de la poudre et de la peur. Il revoyait la panique générale, les corps tomber sur le dallage comme des sacs de néant et résonner d’un bout à l’autre du château. Il se rappelait d’avoir suivi les instructions d’Egon, de Sacha et de Noah à la lettre. Parmi toutes les versions futuristes que Noah avait vécues, s'ils parvenaient à assurer celle-ci, celle de ce 8 janvier 2009, l’avenir serait « moins pire » disaient-ils.

Seth n’avait jamais cherché à élucider les mystères. Il avait rencontré brièvement le Egon du futur et n’avait jamais plus recroiser son chemin. Cet Egon était un homme barbu aux yeux d’un bleu transperçant. On aurait pu croire qu’il était un vampire tant cette couleur était liquide et céleste. Il avait une trentaine d’années et, dans son monde, on se battait encore contre Antarès. La Résistance avait été réduite à un seul tout petit pays. L’Angleterre. Thiam Phucci avait été dévastée dès qu’Antarès avait compris qu’elle était la terre d’origine des Dyodes. A partir de ce jour-là, les pouvoirs des deux divinités avaient faibli car une nébuleuse de dépression les avait saisis. Umbrès, dans sa haine, avait provoqué malgré lui un Armageddon. Rosà avait tellement souffert de la perte de ses premiers enfants qu’elle n’avait pas trouvé la force de calmer sa moitié. Il n’y avait dès lors qu’un seul espoir : les Iccams qui conservaient toujours le legs d’une partie des pouvoirs divins. A trente ans, Sacha et Egon se battaient toujours. Ils étaient toujours en cavale. Ils avaient trouvé une manière de traverser le temps à des échelles plus importantes qu’un simple Retourneur de Temps ne pouvait les faire voyager. Après beaucoup d’hypothèses et d’essais, ils avaient décidé d’envoyer Noah à l’époque où tout aurait pu changer sans empirer le futur.

Le plan consistait à préserver Isis du Combat Blanc pour que la parcelle ne se réveille pas. Sinon, elle en mourait. Egon avait longtemps hésité avant de formuler cette hypothèse. Si en 2023, il savait que la fille qui le sauverait de ses démons souffrait d’un mal étrange et qu’en retournant dans le temps, il aurait pu l’en délivrer le plus tôt possible, pourquoi attendre ?

Parce que le temps était une imbrication complexe. S’il sauvait Isis en 2008, il ne la revoyait pas à la Foire Annuelle, ils ne buvaient pas les thés, ils ne rencontraient pas Rhidow et Tourdemain, et quelques années plus tard, comme c’était le cas à leur époque, Emmett cherchait toujours les deux Iccams.

Alors, il fallait choisir le bon moment. Chaque chose en son temps car le temps est une donnée complexe avec laquelle il est dangereux de jouer.

La seconde partie du plan était d’empêcher Sacha d’aller se battre et de partir à la recherche d’Antarès, l’homme qui avait sauvagement tué toute la famille d’Edward Abbercomby, fondateur de ce qui serait bientôt la Résistance. Pourquoi l’empêcher ? Il aurait peut-être eu ses chances contre un Cracmol. Mais chaque chose en son temps. Dans cette version, si Noah n’était pas allé le ralentir de dix malheureuses minutes, cela aurait été assez pour que Sacha repère Antarès qui avait pris l’apparence d’un élève et qui s’enfuyait avec le Calice sous la cape. Il se serait méfié, il aurait approché l’enfant qu’il aurait cherché à emprisonner. Le Calice serait tombé. Sacha n’aurait pas su ce qu’était cet objet. Le Calice serait tombé et aurait vibré si fort que le champ magique qu’il renferme aurait vibré dans toute l’école, dans le monde entier. Ailleurs, la parcelle se serait réveillée. Isis en mourait... et les sorciers, sans Calice, perdaient leurs pouvoirs. Il n’y aurait plus eu d’Iccam pour le remplacer. Dans une autre version, encore, Sacha se faisait tuer par une balle et la suite, sans lui pour guider la Résistance, n'était que pire.

Alors, il fallait choisir le bon moment. Chaque chose en son temps car le temps est une donnée complexe avec laquelle il est fastidieux de traiter. Il valait mieux laisser Antarès s’échapper et éviter de perdre le Calice. On l’attraperait plus tard. On y arriverait.

Quand Sacha et Egon avaient demandé à Noah et Seth de s’assurer que le Calice ne serait pas brisé et qu’Isis ne serait pas tuée, Seth avait demandé la raison pour laquelle, ils ne pouvaient pas prévenir plus tôt l’école pour empêcher ce fameux Combat Blanc d’avoir lieu.

- On a déjà essayé, dit Egon a regret. Il semble que cet évènement doive avoir lieu sinon certains liens et certains changements consécutifs à cette débâcle ne verront pas le jour. Or, nous avons besoin que cela arrive pour avoir la chance, un jour, de supprimer Antarès... malgré tous les voyages dans le temps de Noah, nous n’avons jamais réussi à savoir qui était réellement cette personne. Occupez-vous juste de ces deux choses... Iccam Rosà est importante.

Sacha raconta dans le détail comment l’invasion du château allait avoir lieu. Egon précisa où chaque personne se trouvait, lui-même, dans ce passé de 2009 était à des lieues de Poudlard. Il n’avait encore qu’une chose en tête. La mort de Deneb. Il était incapable de force et son esprit était brouillé. Il se réveillerait quand il rencontrerait Isis. Aussi, Seth ne devait pas avoir l’esprit ailleurs quand il devrait la protéger :

- Il y aura beaucoup de sang, avait prévenu Egon. Ne... ne reste pas près d’elle trop longtemps.

Seth n’avait rien dit. Il se croyait alors incapable de blesser qui que ce soit. Il n’imaginait pas le futur. Il n’imaginait pas ce que serait ce Combat Blanc. Il songeait à sa fratrie. S’il était occupé à protéger Isis, qui s’occuperait de sa famille et de ses amis ? Liam ? Pouvait-il seulement faire confiance à Liam pour qu’il protège Eden ?

En voyant son tourment, Sacha avait changé de sujet. Il faisait confiance à Seth pour trouver une solution et il aurait trouvé ça abusif de lui demander de ne pas s’en soucier. Le jeune vampire s’en ferait quoi qu’il arrive. Il n’avait pas envie qu’une de ses paroles puissent laisser croire à Seth qu’Eden, Japhet et Liam étaient des pertes moins importantes... Il ne voulait pas donner cette impression. Il se tut. Il s’était adressé à son fils avant de leur faire toucher l’objet magique qui les ferait retourner à leur époque :

- Fils, dix minutes. Tout ce que tu as à faire, c’est de me retenir dix minutes. Utilise tous les moyens que tu as et ne m’écoute pas, tu sais comme je peux dire des conneries des fois. Quand ça sera fait, retourne auprès d’Isis car Seth... le sang... enfin, vous comprenez tous les deux. Elle ne doit rien voir, rien savoir. Ni Egon. Jamais. Ils doivent laisser faire les choses... elles se passeront. C’est la dernière fois que nous pouvons retourner à cette époque. Faites pas de bêtises.

« Je racontais tout ça à Isis. Je ne voyais plus de raison de cacher ce chapitre de mon histoire puisqu’il m’était donné l’opportunité de la raconter enfin. Je me rendis compte avec surprise que je n’avais rien oublié de ce premier voyage temporel. J’avais été choqué de connaître une époque où Isis, une simple camarade d’étude de runes, deviendrait un tel enjeu pour l’avenir. C’était malheureusement une époque où elle n’existait plus car, dans la salle d’examen, si aucun vampire n’était venu la kidnapper, elle serait aujourd’hui en Myr. Coincée avec le Calice. »

- Voilà, Isis, pourquoi et comment je sais.

Seth lui sourit en replaçant ses mains sur ses oreilles comme il l’avait fait à l’époque pour qu’elle n’entende pas :

- Cette robe te va bien... ça aurait été regrettable que tu ne sois pas là aujourd’hui pour la porter.

Il ôta ses mains et continua :

- Je t’avais promis que tu comprendrais plus tard la raison pour laquelle tu avais été enfermée dans ce placard à balais. Chose faite. Je ne savais pas que la rencontre avec Egon ferait de lui ton petit ami... C’est ça, n’est-ce pas ? Cette curiosité et cette nervosité... c’est plus qu’un Iccam. C’est ton petit ami ?






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MessageSujet: Re: L'Uruk à Frange   Sam 23 Oct 2010 - 18:49

- Il est bien plus que ça… je suis incomplète sans lui.

Le sourire aux lèvres, les yeux baissés, elle rougissait. Son cœur se réchauffait à cette simple phrase, Un petit copain ? Non plus que ça. Pas besoin d’un autel avec un parvis d’inviter qui applaudit à l’énoncer des vœux pour la rendre heureuse.

L’amour est quelque chose de simple chez Isis.
Elle aime. Elle déteste. Elle rit. Elle égueule. Elle le marave s’il touche à ses plantes. Elle le rend dingue. Elle marque son territoire. Elle tanne pour avoir la maison de ses rêves. Elle vit pour eux deux, jusqu’au jour où elle décide de lui demander, innocemment, entre deux gorgée de café, « tu sais ce qui manque dans cette baraque, les cris d’un enfant. Un mini Sutham-Kitlee qui aurait tes yeux et mon génialissime caractère. Tu t’imagines les avantages avec lequel il commencerait sa vie. Tu m’passes le beurre ?



- C’est un amour que je voudrais simple mais…

Mais la théorie est vite balayé par la pratique. Tomber amoureux le même jour où l’on apprend qu’on est la réincarnation des déités et qu’accessoirement on doit sauver le monde du nouveau mégalomane, rend les choses un poil plus complexe. De cette situation née des questions qui n’aurait pas leur place dans un rapport simple de couple.


Suis-je amoureuse parce qu’on est les iccams?
S’aime-t-on aussi intensément à cause du lien qui nous uni ?
S’aimera-t-on toujours quand notre tâche sera accomplie ?

Peu importe qu’ils soient certains de leur sentiment. Qu’ils soient persuadés que ça ne compte pas. Elles sont des épées de Damoclès au-dessus de leur tête, dans son esprit.

- …être iccam ça complique un peu les choses.

Quel euphémisme.

En particulier après avoir entendu le dernier récit. Seth lui avait tout dit, conter, décrit dans les moindres détails. Il a tenu sa promesse. Il tient toujours ses promesses malgré le temps qui passe. Elle lui en était reconnaissante, bien plus qu’elle ne pourrait jamais lui montrer.

Elle n’avait pas paniqué, même pas un tic de nervosité. Elle avait écouté, studieuse, curieuse de connaitre le fin de mot de l’histoire. Boucler la boucle, enfin. Et être délivrée du poids qui lui pesait.
Soulagée de comprendre pourquoi. Pourquoi ce fichu placard à balai ? Pourquoi elle ? Pourquoi la pression qui lui mettait pour devenir ce qu’elle devait être, lui était si insupportable ?
Elle venait de comprendre ce qui l’avait bloqué. Que les épreuves endurées lui avaient été bénéfique pour se découvrir. Une aide pour surmonter ses craintes.

Sa magie. Elle l’a réveilla pour sauver son fils.
Sa faiblesse. Elle s’était prouvé qu’elle pouvait être forte, même si cela s’alliait à la destruction, dans sa vendetta contre l’assassin de Mallhouwen.
Son manque de confiance. Seth venait de lui donner de quoi la surmonter. Surmonter le dernier de ses tares. Elle n’a jamais eu confiance en elle, se dépréciant toujours. Pourtant savoir que dans un futur révolu, elle était un espoir, la rendait plus forte. Elle voulait en être digne, être courageuse pour honorer leur acte. Ils lui avaient sauvé la vie par le biais de Seth, alors elle se dépasserait pour être à la hauteur de leur espérance.
Il lui fallait un but auquel se raccrocher. Seth venait de lui apporter.

Pourtant ce n’était pas faute d’avoir été dirigé vers cette voie. Les efforts d’Emmett. La confiance d’Egon. Les leçons de Mareva auraient du la pousser vers cette acceptation de son rôle depuis bien longtemps. Mais quoi qu’ils aient pu lui dire, elle ne voyait qu’une chose, elle ne leur était d’aucune utilité. Pas une as des missions, pas un super combattante reconnu dans le monde entier, pas une grande oratrice ni une dirigeante charismatique, et aucune connaissance dans le déchiffrage d’une Prophétie du Centaure. Alors, à quoi bon lui apprendre à devenir quelque chose d’important alors qu’elle ne servait à rien.

Maintenant, elle ne savait toujours pas en quoi elle pourrait aider, mais elle savait qu’elle y arriverait.


- La seule chose de simple c’est mon fils. Rhidow. On l’a adopté. Il a huit ans maintenant, enfin 109 ans exactement mais il en parait 8. C’est… mon rayon de soleil dans ses temps brumeux. Quand je suis avec lui, tout me parait si simple, si limpide, si beau… c’est ça beau.
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MessageSujet: Re: L'Uruk à Frange   Jeu 28 Oct 2010 - 1:49

Seth trouva qu’Isis avait gagné en maturité. Ce qu’elle avait traversé, combiné au fait d’élever un enfant, devait avoir contribué à la philosophie sereine qui paraissait être la sienne désormais. Elle était sans doute apeurée à l’idée de ce que le futur lui réservait, elle avait probablement des doutes, comme tout le monde, et il était sûr qu’elle agissait toujours avec inconscience, mais ça n’empêchait pas qu’il la trouvait grandie. Elle savait prendre du recul sans se mentir sur ce qu’elle se ressentait.

Il lui adressa un sourire bienfaiteur.

L’incomplétude qu’elle ressentait en l’absence d’Egon lui était un sentiment familier. L’absence d’Eden l’avait plongé dans les turpitudes et les vicissitudes les plus extrêmes. Depuis son retour, il avait l’impression que ses émotions n’avaient jamais été à ce point sollicitées et incompréhensibles. Il ne comprenait plus l’amour. Il doutait de ce qu’il était vraiment. Il en voyait les effets à l’extérieur des gens, comme pour Isis et cette impression de plénitude et de force qui l’entourait, mais à l’intérieur de soi, il en ignorait les nuances. Comment vivait-on réellement ce sentiment ? Ne se fourvoyait-on pas en le voyant où ça nous rassurait de le voir alors qu’il n’avait peut-être jamais existé ?

Pourquoi en a-t-on tellement besoin ? Et, si ce n’est l’amour, pourquoi le contact et le corps appellent-ils celui des autres au-delà de toute raison ? Ne sait-on vivre seuls ? Ne sait-on taire les instincts ?

Même pour lui, qui ne savait supporter très longtemps ou de manière agréable le toucher des inconnues, si l’assouvissement charnel lui faisait défaut, ses idées ne tournaient plus très rond. Même un vampire – Amys disait « surtout les vampires » – a besoin de l’autre. De se sentir complet en se mirant dans l’autre, en se recherchant à travers l’autre, en se plongeant dans l’autre.

Les pensées de Seth l’emportèrent loin d’Isis. Il vécut ses derniers jours en vitesse accélérée. Il remonta le temps jusqu’à Eden. La dernière fois qu’il l’avait vue avait été une souffrance de plus.

« - Eden...

J’avais été étonné de la voir devant la porte du Clocher. J’ai vérifié derrière elle. Je n’aurais pas aimé qu’elle vienne accompagnée. Elle n’avait pas annoncé sa venue et, au lieu de vérifier ses alentours, j’aurais mieux fait de vérifier les miens. Il y avait Hortense dans le salon. Et Hortense n’était pas beaucoup vêtue.

Je suis sorti en refermant la porte d’entrée derrière moi pour empêcher Eden de regarder à l’intérieur. Mal attifé, la ceinture du pantalon débouclée et la chemise manquante, elle devait penser que j’étais sur le point de me reposer ou de prendre une douche. Le quiproquo m’arrangeait. Je voyais en sa présence une aubaine particulière pour lui parler. J’avais des centaines de questions à lui poser. J’étais affolé et en même temps fou de joie à l’idée qu’elle soit venue jusqu’ici, devant ma porte. Je l’ai éloigné de la chapelle :

- Qu’est-ce que tu fais ici ?

Ma question avait sonné plus durement que je l’aurais voulu. Mais je me sentais toujours idiot et trahi par l’épisode qui s’était passé à Londres.

- Je voulais qu’on se parle... Tu es parti si vite la dernière fois... Je n’ai pas eu le temps de t’expliquer, avait-elle commencé.

Cela faisait plus de dix jours que j’attendais ce moment. Je ne lui en montrais rien. Je me sentais déjà contaminé par toutes les femmes au travers desquelles je m’étais vengé. Sali... épuisé. Perdu.

Nous nous assîmes près du cours d’eau qui frétillait timidement. Il ne faisait pas chaud. L’odeur d’Eden, son parfum, me cloua à mes nostalgies pour de bon. J’avais envie de la prendre dans mes bras, de la serrer. Je n’étais plus certain d’avoir envie de savoir ce qu'elle avait à me dire. Si elle avait pu m’expliquer que je m’étais trompé, que ce que j’avais cru comprendre n’était qu’une mauvaise interprétation de la situation, ça m’aurait soulagé. Je savais cependant que j’avais très bien compris la situation. Ce qu’elle allait me dire me ferait souffrir. Je me préparai à l'entendre. J’avais besoin qu’elle m’explique pour passer à autre chose.

Mais Hortense est soudain sortie de la chapelle.

- Seth ! Qu’est-ce que tu fais ? Je t’attends, il fait froid, le feu s'éteint !


Un sourire accompli sur le visage, Hortense était devant la porte. Pas plus vêtue qu’une Eve, un drap autour d’elle et l’odeur du stupre qui m’envahissait jusqu’ici. Heureusement, que ça, Eden ne pouvait pas le sentir. Elle n’avait pas besoin de le sentir. Elle voyait.

Ses yeux gris m’ont déchiré. Ils m’ont traité d’hypocrites. Elle qui s’apprêtait à me faire ses plus humbles excuses et à me raconter ces deux années sans moi... mais dans ces conditions, pourquoi se prendrait-elle la tête puisque je tournais si rapidement la page ?

Elle s’est levée comme une bourrasque et m’a giflé. Elle s’est fait mal au poignet. J’ai voulu voir sa main mais elle s’est reculée avec dégoût, regardant du côté d'Hortense qui savait exactement ce qu'elle était en train de faire. Elle ruinait le dernier espoir d'un renouveau avec la femme de ma vie... de ma mort.

- Hortense ! Rentre ! Rentre, bordel ! Hurlais-je à la moldue.
-
Tu es immonde, Seth ! Et moi qui me faisais du souci ! S’écria Eden.
- Ce n’est pas ce que tu crois ! Me suis-je défendu en me levant à mon tour.
- Ah ? Qu’est-ce que je dois croire ? Qu’elle est tombée toute nue, par hasard, sur le palier du Clocher et que, dans ta grande âme, tu lui as donné des orgasmes à défaut d’un peu de pain ? Salope !!!
- C’est à moi qu’elle dit salope, la naine ? Se mêla Hortense en nous rejoignant. Elle n’avait pas écouté mon avertissement.
- Hortense ! Je t’en prie, tais-toi ! Rentre...
- Non ! Je ne rentre pas ! C'est avec moi qui tu as commencé la soirée, tu ne vas pas finir avec cette... C’est "quoi", elle ? C'est qui ?
- Tu me dégoûtes ! Ne m’approche pas, Seth !


Eden est partie en courant. J’avais peur qu’elle transplane et qu’elle disparaisse pour toujours. Je ne voulais pas non plus laisser Hortense, seule, au milieu de la forêt. Cette douleur infligée malgré moi à Eden me donnait une vague impression de lui rendre enfin la monnaie de sa pièce. Je voulais qu'elle ressente une infime partie de ce que j'avais ressenti à Londres. Je voulais la blesser. Je voulais aussi arranger les choses. Si j'avais pu noyer Hortense dans la rivière ou la faire taire, je l'aurais fait. Qu'est-ce qui ne va pas chez moi ?

Mon hésitation a fait monter l’énervement. J’ai repoussé Hortense avec vigueur. Elle est tombée, s'est blessé au mollet, ça saignait, ça ne m'a même pas attiré. Elle s'est contenté de geindre. J’étais déjà parti à la recherche d’Eden. J'avais vu son ombre se faufiler en direction du sentier menant au château mais elle dût penser que j'aurais tôt fait de la rattraper. Dès qu'elle serait dans le périmètre de Poudlard, elle ne pourrait plus transplaner. Un crac retentit. Elle avait disparu. »


Seth se gratta le coin de l’arcade sourcilière en signe de gêne. Il ne se voyait pas donner le change et raconter cette histoire à Isis. De plus, qu'en aurait-elle eu à faire ?
Ses souvenirs ravivait sa haine. Il ne fallait pas qu'il repense à tout ça. Il ne voulait pas savoir à qui était la faute. L'amour l'avait fait espéré et tenir. Puis, comme dans toute bonne trahison, l'amour avait eu raison de lui au moment où il s'y était attendu le moins.

Il était assis contre la table, les bras croisés sur sa poitrine. Il balaya d’un soupir le morne souvenir :

- Si ça peut te rassurer, être vampire ça complique aussi un peu les choses, esquissa-t-il d’un sourire bref. Comme l’amour n’a jamais été très simple en lui-même - enfin, je crois... Je ne l'ai rencontré qu'une fois - ça donne une sorte de sauce insipide à la fin. Sauf si on tient bon et qu’on se raccroche aux bonnes choses. Comme tu le fais avec Rhidow.

Un silence.

- J’ai faim. Il faut que je m'occupe pour ne plus y penser.






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MessageSujet: Re: L'Uruk à Frange   Sam 30 Oct 2010 - 19:01

- Si tu veux

Le bras tendu, le poignet en évidence, elle invitait Seth à se servir.

Ce n'était pas un coup de tête. Ni un caprice. Encore moins une tentative de mettre fin à ces jours.
Ce n'était pas une manière de le mettre mal à l'aise. Si s'était le cas, elle aurait fait ou dit autre chose. Et dans cet optique, même si elle avait réussit, il ne l'aurait jamais fait apparaitre sur ses traits. Seth reflète l’image de quelqu’un d’impassible malgré lui. Ca faisait partit du personnage.

C’était un geste impulsif. Elle n’y avait pas réfléchit. Ca allait de soi.
Pas de donner son sang à un vampire. Elle ne l’aurait jamais fait pour Amys ni Solace, et encore moins pour un vampire lambda.
Ca allait de soi de lui proposer. S’était Seth. Un ami. Elle lui devait sa vie, son amour, son fils. Sans lui, plus de soirée avec les copines, plus de repas interminable chez les Kaitos, plus de batterie, pas de soirée en amoureux et fini les galipettes.
Alors il pouvait se servir de son sang pour se nourrir. Ca ne retirera jamais la dette qu’elle avait. Une dette qu’elle se savait incapable d’honorer.


Inconsciente. Pas pour elle.
Incongrue. Sans aucun doute.



- A moins que… tu sois végétarien.

Isis prit conscience de sa bévue.
Une sorcière servant de festin volontaire à un vampire. Outre la déontologie dans cet acte, il y avait des lois. Les bafouer signifiait la mort pour les vampires.

Nul suceur de sang n’avait le droit de toucher à un sorcier. Pas besoin d'expliquer en long et en large les conséquences de cette proposition.


Le bras se replia contre sa poitrine.
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MessageSujet: Re: L'Uruk à Frange   Mer 3 Nov 2010 - 0:57

La tête que fit Isis arracha son premier fou rire depuis longtemps à Seth. Il n’avait plus ri comme ça depuis la dernière partie de chasse avec Noah. Il s’en tenait les côtes. Il la trouva adorable - et à "croquer" - avec son teint empourpré et son bras replié sur le thorax.

- Végét ! Vég... ahahhahah !! Is...is... ahahahahaha !

Le rire lui sciait les mâchoires et les côtes. Il avait dû se reculer et se tenir à la cloison de la cuisine tant ses jambes, rigolant aussi, ne le tenaient plus debout. Il essaya deux ou trois fois de dire quelque chose mais il repartait de plus belle dans un nouveau fou rire. Il ne fallait plus qu’il la regarde sinon ça ne lui passerait pas.

La main tendue devant lui et qui pointait Isis, il essayait désespérément d’articuler quelque chose qui avait décidément du mal à sortir. Il finit par s’accroupir et se concentrer sur le sol qui n’avait rien de drôle en attendant que le fou rire lui passe.

Un, deux, trois... il releva lentement la tête vers Isis... raté. C’était reparti pour un tour.

Des anges passent. Des troupeaux d'anges passent et Seth riait toujours.

Il finit allongé et épuisé de rire, les bras en croix et les yeux ouverts sur le très haut plafond du Clocher.

- Ahhh, soupira-t-il en fin de rire, tu aurais dû voir ta tête. Je n’avais jamais vu une tête pareille. C’est la plus belle tête qu’on m’ait faite depuis cent ans.

Il se redressa d’un mouvement aérien et s’avança de nouveau vers elle.

Ses traits étaient encore rayonnants de sa crise de rires. L’amusement planait sur son visage lactescent. Il avait un air assez canaille et ses yeux pétillaient d’une réplique qui ne tarda pas à sortir :

- Iccam Rosà, je suis très touché par ce geste. Mais si je bois de la cuvée 2012 d’Iccam Rosà, en dehors de finir au bûcher, j’ai peur de ne pas savoir m’arrêter et que ça soit la dernière fois que quelque chose de bien m'arrive. Je sais très bien m’empêcher et, même si je suis très curieux de savoir à quel point tu es différente ou similaire à... à Eden, par exemple, je ne peux pas accepter. La morsure met deux jours environ avant de s’effacer. Merci... c’est adorable.


Il aurait pu accepter. Ce qu’il venait de dire n’était qu’à moitié sincère. Véritables étaient le sentiment de gratitude et le remerciement. Cependant, il n’avait aucunement peur de finir sur un bûcher. Ca serait même une délivrance et le châtiment aurait été mérité. De plus, avant de finir dans les flammes ou la tête coupée, il fallait d’abord être dénoncé puis attrapé. Il pensait qu’Isis ne le dénoncerait jamais de sa propre volonté, d’autant plus qu’elle le lui avait spontanément proposé sans se poser de question. Le geste était d’une candeur et d’une réelle générosité. Quand bien même se fourvoyait-il et enjolivait-il la détermination d’Isis, il faudrait encore l’attraper et la chose était plus malaisée. Seth n’était pas mauvais pour disparaître sans donner signe de vie. On le lui avait mainte fois reproché et il en payait d’ailleurs encore les conséquences.

Il ne craignait pas non plus de savoir ou non s’arrêter. Il le pouvait sans difficulté et il ne mettrait jamais la vie d’Isis en jeu pour quelque motif que ce soit.

Ce qui le retenait réellement le plus était de mettre Isis dans la situation où elle devrait le dénoncer. Comme il l’avait dit, les marques de la morsure disparaissaient généralement au bout de deux ou trois jours. Si quelqu’un voyaient ces marques, il devinerait ce qui s’était passé et poserait des questions. Elle lui tendait le poignet, certes. L’automne emmenait avec lui la mode des manches longues mais, dans son intimité avec Egon, que dirait ce dernier quand les manches longues tomberaient ? Et si la morsure était au cou, l’objection serait la même. Quant aux autres endroits du corps, c’était impensable. Pour finir, il ne garderait pas Isis cachée au Clocher le temps de la cicatrisation sinon ses amis de la Résistance lanceraient un avis de recherche mondial et la Résistance devait avoir d’autres trolls à fouetter.

Seth avait vu des sorciers sur lesquels on avait utilisé un philtre de veritasserum ou de la légilimancie pour les faire parler. Alors, même si la tentation planait dans son regard amusé, jamais il ne mettrait Isis dans une situation pareille. Il ne voulait pas qu’un jour, peut-être, elle soit obligée de le trahir.

Il se releva et tendit sa main à Isis, avide de continuer à domestiquer et éradiquer le rejet tactile, et pour l’inviter à se relever :

- Tu veux chasser avec moi ?
demanda-t-il, mutin comme s’il la mettait au défi d’accepter. Tu ne risqueras rien. Je ne ferai pas l’andouille. Et en chemin, tu me diras ce que tu as bien pu trouver à mon frère... je ne comprends pas les filles. C’est écrit sur son front qu’il n’est pas viable.

Ses yeux se plissèrent, galopins et rieurs :

- A moins que ça soit exactement ce que tu cherchais...

Presque pour lui, en souriant avec une pointe de nostalgie :

- J’aimais cette époque, même si elle était parfois difficile.
Chasse ou pas chasse ? Tu peux m'attendre ici en lisant les magazines de Liam. Je peux aussi te rapporter quelque chose à manger si tu as faim. Je n'en aurais pas pour plus de trente minutes. C'est comme tu préfères.


Si elle disait chasse, la robe serait peut-être en trop.






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MessageSujet: Re: L'Uruk à Frange   Jeu 11 Nov 2010 - 0:08

Elle patienta le temps qu’il finisse gentiment de se moquer.
Au début, elle en fut interloquée. Soyons franc, quand elle avait replié son bras en réalisant sa bévue, elle imaginait au pire qu’il la chasse, au mieux de l’indifférence. Elle était à dix milles lieux de penser qu’il partirait dans un fou rire interminable.

Alors, elle patienta calmement, attendant que sa petite crise de clownerie finisse par s’estomper. Il se calma. Pour reprendre de plus belle. Pour se calmer de nouveau. Et recommencer. Et ainsi de suite jusqu’à l’épuisement.

Ce serait mentir si elle n’avouait pas s’être prise eu jeu. Elle l’accompagna dans son euphorie de manière plus discrète.

Puis vinrent les explications, les cuvées d’iccam et les « c’est… adorable » irrésistible avec ses yeux pétillants et les traits mutins. Isis ne l’avait jamais vu aussi vivant qu’en cet instant. Elle se retenu de ce jeter à son cou.

Elle aimait ce Seth. Amicalement s’entend.

Elle avait l’impression d’avoir franchit un de ces nombreux rempart. Il lui montrait une de ces facettes qui ne semblait n’avoir dévoilé qu’à ses proches. Et d’après elle, la liste se composait de son frère, Liam, sa sœur Japhet, son premier amour Eden, a rajouter sa créatrice, et des amis avec qui il avait trainé à Poudlard, Caleb, et O’Malley. Dans ses souvenirs la coqueluche des groupies du monde entier était super potes avec l’hybride. Quoi qu’elle n’en mettrait pas sa baguette au feu.
Isis, et ce même si elle se fourvoyait, avait l’impression d’avoir passé un cap dans sa relation avec Seth. Voir même Le Cap. Le passage entre être une amie lambda à qui on a sauvé la vie et une amie qui appartenait à sa meute.

Alors, dans cet état d’esprit, elle prit sa proposition de chasse plutôt bien. Si la demande aurait pu être dérangeante, Isis l’abordait comme une espèce de rite de passage. Un test pour les louveteaux fraichement admis pour permettre à l’alpha, en l’occurrence Seth, de connaitre la place de la nouvelle louve dans son clan.


- Si tu me laisse le temps de remiser cette superbe robe au placard, je suis ton homme… ou ta femme.

Elle attendit qu’il lui lâche la main, elle s’était rendu compte qu’il faisait beaucoup d’effort pour domestiquer sa répulsion. Elle ne voulait pas non plus le brusquer. Sans perdre de temps, au cas où il changerait d’avis, Isis s’engouffra dans la chambre sans prendre le temps de fermer la porte. Comme elle lui signala, troqua la robe noire pour ses fringues cradingues et déchirés de partout. Tout en répondant à ses questions.

- J’aimais bien aussi cette époque. Tout me semblait possible et insurmontable. Il y avait des bas, mais il ne prenait pas le pas sur les bons côtés… alors que maintenant, ca serait le travers. Mais...

Elle sortit de la chambre et termina d’enfiler le pull blanc de mister Cullen.

- Mais, pour rien au monde j’y retournerais. C’est un merveilleux souvenir, surement l’une des plus belles années de ma vie à lors actuel, mais j’ai Egon et Rhidow maintenant. Je ne me risquerais pas de les perdre pour rien au monde. Pas par nostalgie.

Isis se tenait au garde à vous, prête à partir en chasse, tout guillerette et à mille lieux de vraiment comprendre qu’elle partait en chasse. Elle avait toujours à l’esprit cette pensée euphorisante de faire partit de la meute.

- Pour Liam… je n’aimais pas son côté tombeur, il me laissait indifférente. Collectionner les conquêtes à mes yeux était un fait sans aucun intérêt. C’est ce qu’il cachait, c’est… un souvenir pendant un cours qui m’a… tu lui diras pas, mais il m’a ému. Ce n’était pas juste un beau mec qui couchait avec la moitié du collège. Je le voyais dorénavant, comme un mec sympa qui préfère mettre en avant son foutu caractère mais doté d’un charisme impressionnant. Il joue avec son monde de manière intelligente et élégante. Il préférait cacher ses qualités derrière une image d’un mec désinvolte.

Elle se dirigea naturellement vers la porte après avoir tendu sa main à Seth pour qu’il l’a prenne.

- J’étais pareil en quelque sorte… je me cachais derrière une image frivole que je n’assumais pas au grand jour contrairement à lui. Passer une nuit avec ton frère n’était pas préméditer c’est arrivé comme ça. Ca reste un bon moment. Et je crois que ca c’est passer parce qu’il était comme moi, pas viable. Les questions sur les relations sexuelles de ton frère sont terminées ?

Elle lui fit un grand sourire mutin, curieuse de savoir la réponse qu’il lui apportera.

- Liam a parlé de moi ? Je veux dire… j’ai l’impression que tu n’étais pas au courant, alors, je me demandais, c’est une bonne chose où j’étais vraiment un mauvais coup ? Autant dire, que par décence pour mon ego, je t’interdis de me répondre la deuxième.
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Seth Cullen
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MessageSujet: Re: L'Uruk à Frange   Mer 24 Nov 2010 - 17:38

« C’était comme si elle ne me parlait pas du même Liam. Pour moi, il restait le tombeur sans scrupule guidé par l’intelligence de sa queue et non pas celle de sa tête. J’aimais mon frère. De tout mon cœur. Du moins, au jour d’aujourd’hui, je pouvais dire que je l’avais aimé. Nos agissements et la manière dont nous appréhendions nos relations amicales et personnelles étaient diamétralement opposées mais je me reconnaissais en lui. Nous n’avions simplement pas la même façon de soigner notre solitude. Il avait toujours recherché l’activité intense et la séduction était un ouvrage à plein temps. Pour ma part, je concentrais mes efforts dans la construction stable et à long terme. Quoi qu’il en fût, cet aspect de nos vies occupait plus de 90% de nos pensées.

Aujourd’hui, la tendance était inversée. Je ne me sentais pas viable. Je n’étais pas celui sur lequel on pouvait fonder des espoirs. Comme quoi, il dormait en chacun de nous un côté sombre et un côté clair. Sous les ailes des anges dormaient les démons.

Liam avait trouvé la stabilité et j’arpentais les nuits à la recherche de mes coups d’un soir. Seul le fond du problème n’avait encore jamais évolué : nous souffrions toujours de la même solitude. Il la comblait en fondant ses espoirs dans un avenir fabriqué de rêves qui n’étaient pas les siens et j’occupais le temps à me dépouiller de la morale et des principes qui m’avaient autrefois fait homme.

A mes yeux, les filles qui tombaient pour Liam n'étaient jamais ignorantes de ce qui les attendait. J'avais seulement du mal à comprendre qu'on recherche cela chez quelqu'un.

Liam n’avait jamais mis son caractère de côté. Il n’avait jamais souffert des racontars, lesquels alimentaient toujours plus et mieux sa publicité personnelle. Si on le traitait d’enfoiré ou de Dom Juan, cela ne le touchait ni ne l’ennuyait. Il ne se galvaudait jamais de ce qu’on eût pu penser de lui. La seule chose qui comptait pour Liam était la satisfaction de ses désirs. Quand il en était un en jeu, il mettait tout en œuvre pour tirer le meilleur parti des situations ou des gens. Manipulateur et sincère, il n’avait jamais eu besoin de mentir ou de dissimuler ses desseins car la rumeur arrivait toujours avant lui auprès des personnes qu’il voulait séduire. Si ce qu’il était dérangeait quelqu’un, ce n’était jamais lui. Loin d’être un handicap, on lui pardonnait d’être Liam car il avait toujours été sincèrement lui.

Mon frère me manque.
Je le déteste.

Si mon dernier voyage dans le temps m’a fait revenir avec un frère aussi exaspérant et attachant que l’original, celui de mon temps, le vrai Liam, si je puis dire, est une fois de plus l’acteur de mes plus grandes déceptions. Cette fois, j’aurais du mal à lui pardonner. »


Pendant qu’Isis était retournée mettre ses vêtements abîmés, Seth avait préparé un petit sac qu’il lui tendit alors qu’ils se dirigeaient vers la porte. La besace contenant des vêtements pour lui. Notamment, un pantalon.

- Les questions sur les relations sexuelles de ton frère sont terminées ? Liam a parlé de moi ? Je veux dire… j’ai l’impression que tu n’étais pas au courant, alors, je me demandais, c’est une bonne chose où j’étais vraiment un mauvais coup ? Autant dire, que par décence pour mon ego, je t’interdis de me répondre la deuxième.
- Ma question n’était pas d’ordre sexuel. Tu m’as donné plus de détails que je demandais,
rit Seth en ouvrant la porte à Isis. Et, non, il ne m’en a jamais parlé... une fois, tu m’as écrit à Carlisle. Liam a semblé te connaître. Il a fait sa figure mystérieuse en me demandant de te passer le bonjour et de te demander si tu aimais toujours la vue qu’on avait depuis l’île de la Cité - ce que je n’ai absolument pas fait - et j’ai compris cet air quand tu m’as dit que vous aviez eu une petite aventure. C’était de la satisfaction sur son visage... toutefois, il ne se vante jamais de ses conquêtes. Les autres le font pour lui. On pourra lui envier une certaine discrétion.

Ils marchèrent jusqu’à l’orée du bois. Seth avait gardé la main d’Isis dans la sienne. La sensation était encore neuve. Il y pensait. Il ressentait sa main. L’acte n’était pas encore tout à fait anodin néanmoins, il ne le gênait pas.

- En fait, je pense qu’il a aimé chacune des filles – et des garçons... – avec lesquels il a eu une aventure. Aussi brève furent-elles. Je me demande s’il se souvient de toutes. En tout cas...

Un silence. Il déboutonna la chemise, ôta ses chausses et retira sa ceinture qu’il fourra dans la besace qu’il avait donnée à Isis. Deux pantalons fichus le même soir... il faudrait qu’il arrête de se transformer devant autrui. Une fois qu'il ne portait plus que son pantalon, Seth inspira et étira un sourire un peu forcé :

- En tout cas, aujourd’hui, je suppose que c’est du passé. Il est marié... à Eden, lâcha Seth en se transformant subitement en lycan. Il n’avait aucune envie d’offrir à Isis la réalité de son expression après cette dernière confidence. Son épine dorsale se courba, ses griffes sortirent, ses pattes s’épaissirent et le poil blanc de loup recouvrit bientôt tout son corps qui gagna le volume d’un gros ours. Il n’y avait plus que les yeux de la bête qui ressemblaient encore un peu à Seth. Les yeux souriaient avec tristesse.

Il leva le museau vers son propre flanc pour inviter Isis à s’asseoir de la même façon qu’à leur arrivée. Il se baissa pour lui permettre de trouver facilement ses prises et quand elle fut assise sur lui, il se mit à galoper.

Ils traversèrent la forêt Écossaise jusqu’aux confins des ombres dansantes. Soudain, il arrêta sa course. Il leva ses naseaux. Un fumet imperceptible pour les narines humaines l’alerta d’une présence. Le loup sourit. Une proie.

« Pour obliger Isis à me saisir plus fort au collet, je bougeotte, comme si je m’essorais en sortant de l’eau. Lorsque sa prise devient plus forte, je m’élance vers un buisson derrière lequel je sens une présence. C’est un cerf. Triste repas. Je préférais encore l’Uruk à Frange mais, ce soir, il s’agit plutôt de me ravitailler le temps qu’Isis retourne au château.

A la dernière minute, je comprends que je ne suis pas le seul sur la proie cervidé. De l’autre côté d’un taillis, l’odeur pestilentielle d’une acromentule m’envahie. Je trésaille. L’envie, la joie, l’excitation d’avoir une chasse moins évidente. En temps normal, j’aurais repris ma forme humaine pour combattre l’araignée géante mais dans la situation...

L’acromentule est de petite taille. Elle s’élance vers nous pour nous évincer en tombant, les huit pattes en avant et la première, sur le cervidé. Le cerf panique et essaye de s’enfuir vers des tertres plus sombres. Je bondis à la dernière minute sur le tronc d’un arbre mort qui est tombé entre deux chênes dont l’un le maintient en équilibre à une hauteur de quelques mètres. Le cerf passe en dessous du tronc. L’acromentule le rate de peu. D’un autre bond, je m’écarte de l’acromentule arrivée près du tronc mort et part avec un peu d’avance en direction du cerf. L’araignée me crie d’arrêter et de laisser le cerf sinon je paierai de ma vie. Je ne demande que ça. Un peu de challenge.

« Accroche-toi bien Isis ! »

Je ne peux que penser.

La course nous emmène jusqu’à une futaie. J’ai perdu la trace du cerf. Je freine. L’acromentule est toujours sur mes talons mais le bruit de ses lourdes pattes s’est multiplié. Je comprends qu’elles sont désormais deux. Elles se dirigent droit vers nous. Je hume l’air pour repérer la piste du cerf. Des traces de sabots enfoncés dans la bourbe m’indiquent qu’il s’est dirigé vers la frontière de la forêt, à l’ouest, en direction de Pré-au-Lard.

Les deux acromentules sont à six mètres.
»


« En quelques secondes, je recouvre ma forme humaine. En moins d’un souffle de fourmi, je me retourne et j’attrape Isis, sous les fesses de laquelle l’épaisse fourrure blanche a disparu. Elle tombe dans mes bras avant de toucher le sol. Je bondis aussitôt dans un arbre où, caché par les feuillages, nous regardons en bas les deux bestioles passer à toute allure en direction de la piste du cerf. Elles s’arrêtent subitement et lèvent leurs immenses mandibules vers la cime du chêne où nous sommes réfugiés. La deuxième acromentule est de taille adulte. Elle me crie de descendre. J’ai toujours Isis dans les bras et je guette entre les feuilles l’activité des deux araignées.

La plus petite des deux se met à prendre de l’élan et à taper dans le tronc pour nous en faire tomber. Ni une ni deux, je saute dans l’arbre suivant. Je suis tout sourire. J’adore ça... la chasse.


- Accroche-toi bien, Isis, dis-je en plaçant ma main sur le bras qu’elle a autour de mon cou pour inspecter qu’elle a une bonne préhension.

Puis, une dernière fois, je saute en bas de l’arbre et me mets à courir à toute allure en direction de l’ouest. Je sème assez facilement les deux acromentules. Elles n’oseront jamais venir si près de la route. Quant au cerf, une fois que son odeur se fait plus dense, je ralentis. Je m'accroupie doucement, prenant garde à ce qu’Isis soit toujours bien cramponnée dans mes bras et autour de mon cou. Nous espionnons le cerf. L’animal est en train de paitre l’herbe grasse, persuadé que le danger est loin de lui. Si je m’approche de trop près, il sentira mon odeur de vampire. Les animaux ne supportent pas notre odeur contrairement aux êtres humains qui en sont hypnotisés.


- Par contre, Isis, lui dis-je en la déposant sur l’herbe derrière le buisson où nous sommes cachés, maintenant, je ne veux plus que tu regardes... je n’aime pas qu’on regarde boire.

Je lui souris une dernière fois avant de disparaitre. Je me retrouve quelques secondes plus tard près du cerf que j’attrape au cou. Je renverse sa masse sur le sol et me penche vers lui. J’enfonce mes crocs dans sa chair et cependant que je m’abreuve, je reprends ma forme lycanthrope pour nourrir les deux parties de moi. La bête et le vampire. »


Quelques dizaine de minutes plus tard, Seth revint vers Isis où il l’avait laissé derrière le buisson. Il était de nouveau sur deux jambes, un genou à terre et l’autre relevé de manière a cacher la partie inférieur de son anatomie. Un véritable homme des bois. Il tendit sa main vers Isis pour lui demander le sac :

- Je peux ?

Spoiler:
 






Dellamore Dellamorte
Chi vive nella speranza, muore a stento



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