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 Asthénie

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Gary Adams
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MessageSujet: Asthénie   Sam 15 Jan 2011 - 14:52

Même les plus grands avaient besoin de vacances. Après les critiques répétées de sa femme Louison, Gary avait accepté de prendre des vacances. Il détestait les vacances, il détestait l'inactivité et s'adonner à la panoplie d'activités stupides que les commerçants vendaient pour l'occasion.

Louison lui avait reproché de ne pas être assez souvent à la maison. D'après elle, un jour, leur fille Saphir déplorerait l'absence d'un père et ferait n'importe quoi pour se faire remarquer ou serait déséquilibré émotionnellement à cause de ça. D'après Louison, c'était déjà limite. Gary avait tout de suite compris la manipulation de sa femme. Elle disait n'importe quoi pour le forcer à regagner le cœur de leur ménage. Contrairement à sa vie conjugale, Gary entretenait des relations parfaites avec sa fille. Saphir avait 11 ans, elle entrait dans une phase pré pubère où sa vision du monde et son rapport à l'autorité changeait. A la rentrée de septembre, elle était entrée à Poudlard. Répartie à Serpentard, comme son père, elle était très fière de cette répartition. Elle écrivait une lettre hebdomadaire à Gary pour lui raconter ce qu'elle faisait, ce qu'elle apprenait et les gens qu'elle rencontrait. Gary répondait quand il pouvait mais Saphir n'avait jamais critiqué le manque de régularité des réponses. Elle connaissait son père mieux que personne, tous les deux étaient fait du même bois. La sorcellerie les rapprochait. Louison, quant à elle, était moldue. Bien qu'elle se fût faite à l'univers magique, beaucoup de choses lui étaient encore impénétrables. Alors quand Louison disait qu'il n'était pas présent pour leur fille, ça faisait doucement sourire Gary parce que de ses deux parents, c'était à son père qu'elle avait décidé d'écrire chaque semaine. Elle lui envoyait des hiboux au bureau, aux Agents Sorciers Associés - l'ASA. Saphir savait que Gary y passait plus de temps qu'à la maison. Elle avait envie de raconter ses découvertes sorcières à un sorcier.

Ca ne voulait pas dire qu'elle préférait son père à sa mère. Les incessantes disputes entre ses parents l'agaçaient et elle faisait tout son possible pour les rabibocher afin qu'ils tiennent sans divorcer. Pour sa fille, Gary avait décidé rester dans ce couple qui n'était plus basé sur les sentiments. De son côté en tout cas. Mariage trop jeune, enfant trop jeune. Ca faisait belle lurette qu'il avait déserté le lit conjugal. Louison l'aimait. Désespérément, elle aurait tout fait pour garder Gary près d'elle. Et ce comportement augmentait l'agacement de Gary qui aurait préféré qu'elle prenne enfin la décision qu'ils se séparent. Lui n'en avait pas le courage. C'était la seule chose pour laquelle il n'avait pas le courage.

Donc cet hiver, ils avaient réclamé une permission spéciale pour que Saphir louent trois jour d'école et accompagne ses parents au ski. Gary avait refusé de s'occuper des réservations et de la gestion de leur voyage. Surtout si c'était pour s'adonner à des activités moldues dangereuses. Glisser débilement sur deux bouts de bois puis remonter sur un téléski et recommencer, c'était franchement stupide.

Montez en haut de cette fichue montagne et restez-y!
Gueulait-il intérieurement à chaque fois qu'il devait faire l'interminable queue en bas des télésièges.

Gary n'était pas patient, il détestait faire la queue. D'habitude, il doublait sans scrupules mais avec les skis aux pieds, c'était déjà plus difficile.

Le soir, au chalet, c'était pire que la journée sur les pistes. Louison était très bonne skieuse, elle apprenait elle-même à Saphir à descendre les pistes et à skier dans la poudreuse. Selon sa femme, Saphir avait déjà un niveau Chamois d'or. Chamois d'or? Ca ne disait rien à Gary. Lui il avait un niveau troll des montagnes si on pouvait dire. A se trouvait, même les trolls skiaient mieux que lui. Donc à chaque jour, il suivait en peine les deux filles. En général, il faisait une piste ou deux et il prétextait un mal de pied pour rentrer à la station. Les soirées en tête à tête avec sa fille et sa femme étaient atroces. Il ne savait absolument pas quoi raconter à Louison. Il l'écoutait, indifférent, raconter leur journée et tout ce qu'il avait loupé. Les seuls instants qui intéressaient Gary étaient les performances de sa fille.

La veille de l'avant dernier jour, Louison avait insisté pour que Gary passe la journée avec elles, sans retourner en cours de route à la station. "On skiera la matinée, on déjeunera sur les pistes et si tu veux l'après-midi, on arrête le ski et on va faire une randonné sur les hauteurs."

Il avait accepté parce qu'il ne voulait pas discuter. Maintenant, il regrettait.

La tempête s'était abattue subitement sur les crêtes alpines. Elles avaient gardé le sac à dos avec elles car Gary n'avait pas eu envie de le porter. Ca aussi, il regrettait. Il n'avait rien d'autre que son matériel de ski et ça faisait bien longtemps qu'il les avait laissé derrière lui. Incapable de les porter. Ils s'étaient égarés au début de la tempête, à des centaines de kilomètres des pistes, il y avait de ça plusieurs heures... puis, ils s'étaient perdus de vu après que Gary soit tombé dans un fossé. Comme il était en dernier, elles n'avaient pas dû le voir et à cause du blizzard, elles n'avaient pas du l'entendre crier à l'aide. Elles avaient continué, visage baissé et mains sur les oreilles, sans se retourner ou se douter qu'elles avaient perdu Gary. Quand elles s'en étaient rendu compte, il était trop tard pour faire machine arrière. De son côté, Gary était parvenu à sortir de l'aven mais il y avait laissé ses skis. Dans chaque pas qu'il fit ensuite, ses jambes s'enfonçaient jusqu'à mi cuisse dans la poudreuse.

Il avait essayé d'appeler grâce au téléphone portable que Louison lui avait offert l'année dernière. Mais il y avait peu de réseau. cependant il fut rassuré par le dernier et bref appel qu'il avait reçu. Pour couronner le tout, le téléphone était tombé en fin de batterie quelques minutes plus tard. La friture l'avait empêché de tout entendre correctement mais elles étaient saines et sauves à ce qu'il avait compris. Contrairement à lui.

- Allô? Allô?! Vous êtes où?
- Gary! Gary! On est redescendues... on trouvé un petit chemin... Allô Gary? Gary! Parle! Je ne t'entends pas!
- Vous êtes où? Est-ce que Saphir est avec toi?
- Saphir est là, Gary! Elle est avec moi! C'est grâce à elle qu'on a pu redescendre. Lle a afit un sortilège de je ne sais pas quoi et nous a fabriqué une luge! Tu aurais dû la voir!
- Je m'en fous, Louison! Passe-moi ma fille! Je veux l'entendre!
- Elle a ta baguette! Elle était dans le sac à dos! On va t'envoyer des secours, mon chéri, ne t'inquiète pas! Mets-toi à l'abri!
Elle était marrante, elle. Il n'y avait que de la glace et frimas autour de lui. Rien qui ne ressemble à un sapin ou à de la vie.
- Passe-moi Saphir! Hurla-t-il.

Frrfrfrrffftttrfffrtrffrfrtt... Fin de la communication.

La neige fouettait son visage. Il n'avait aucune idée de l'endroit il était, s'il était loin de la station ou non. Mais si elle pensait qu'il fallait lui envoyer des secours, c'était qu'il ne devait pas être proche. Il se protégeait le visage avec son avant bras et avançait presque penché en avant pour que le givre ne lui glace pas les joues. Sous ses gants, ses doigts étaient congelés. Ses lunettes de soleil ne servaient à rien. Elles n'étaient pas assez épaisses pour le protéger correctement. La seule chose qui le sauvait jusqu'ici était l'épaisseur de sa combinaison... mais après trente minutes d'errance supplémentaire dans la montagne, il commença à ressentir le froid traverser le tissu.

Après une longue marche, il crut apercevoir une lueur dans la nuit tombante.

Un chalet? Ici? Ca doit être un gîte.

Il était au milieu de nulle part. Il venait d'atteindre un petit sentier à travers un bois décharné. Les arbres le protégeaient mieux des attaques du vent mais il tombait pratiquement tous les trois pas, ses cuisses engourdies et fatiguées de l'effort de marcher dans 50 cm de neige ne répondaient plus. A bout de force. Son visage et ses lèvres pelaient et se craquelaient. Il était certain qu'il allait mourir ici. Ses oreilles étaient collées à son bonnet. Il avait soif, la gorge sèche. Il avait mangé une pleine poignée de neige mais ça ne suffisait pas. La neige s'était insinuée dans son cou. Il ne voyait rien à quatre mètres, sauf ce petit espoir lumineux. Il était congelé mais la lueur se rapprochait. L'instinct de survie le guida sur les derniers mètres.

Il se rendit compte en approchant qu'il ne s'agissait pas d'un chalet mais d'une grotte. Il y entra et se laissa tomber sur le sol dès qu'il fut à l'abri, grelottant et presque inconscient. Un peu plus loin dans la grotte, il aperçut un feu et une silhouette recroquevillée près de ce feu.

- Soif... froid... perdu... essaya-t-il de dire. Soif...
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MessageSujet: Re: Asthénie   Sam 15 Jan 2011 - 21:03

- Mais tu n’es pas humaine, Ariane ! Pourquoi t’entêter à vouloir te faire passer pour l’un d’entre eux ? s’exclama Ezahan

- J’en ai assez de cette vie ! Si ton désir est de rester à te balader entre les arbres et à tresser des couronnes de fleurs, libre à toi ! Moi je recherche davantage, je veux découvrir le monde, je veux pouvoir rencontrer des hommes et des femmes qui…

- Mais c’est notre nature, ma sœur ! Tu es une dryade, nous prenons soin de la nature c’est notre rôle, rien d’autre, insista la jeune nymphe

- Tu ne me feras pas changer d’avis, Ezahan. Ma décision est prise et je ne reviendrais pas dessus.


Ezahan la contempla encore un moment et secoua la tête. Le départ d’une dryade était un phénomène rare et incompris, elles naissaient dans les bois et forêts et ne disparaissaient qu’une fois leur arbre éteint. Sachant que les arbres avaient à l’origine une longue, très longue durée de vie, une dryade pouvait vivre plusieurs siècles sur terre mais jamais elle se mêlait aux autres races qui l’habitaient.

Pourquoi vouloir quitter le paradis pour l’enfer ? Le monde magique était en effervescence et même les dryades qui en étaient totalement coupées pouvaient le ressentir dans la terre.


-Je ne comprends pas ton choix et encore moins tes désirs, mais je ne peux t’enchaîner à ton arbre. Je prendrais soin de lui jusqu’à ton retour, personne ne l’abattra tant que je serais là, assura t-elle en la saluant solennellement

-Je te remercie, Ezahan, souffla Ariane satisfaite


Avant de partir, Ariane dit adieu à ses nombreuses sœurs, les dryades avec qui elle avait partagé prêt de 100 ans de son existence. Certaines pleurèrent, d’autres tentèrent le chantage et la promesse de capturer des humains pour la faire rester, mais elles se résolurent à la laisser partir.

Ariane se retourna une dernière fois après être entrée en communion avec son arbre, un immense séquoia encore petit par rapport aux autres arbres des dryades plus âgées. Elle contempla le visage de toutes ces sœurs, ces dryades qui l’avaient aimé et qu’elle avait aimé en retour. Pas de doute, elles avaient davantage épousé leur nature de dryade, certaines n’avaient plus rien d’humain. Leurs cheveux étaient couleurs feuilles mortes, leur peau avait des reflets verdâtres et la dureté de l’écorce, leurs yeux arboraient une pupille verticale verte et elles avaient le visage plus fins que les humains, pareils à des Elfes ou des lutins.

Elle leur fit un dernier signe et leur tourna définitivement le dos pour l’aventure. Contrairement aux autres dryades, Ariane employait sa magie à dissimuler ses traits et à les rendre « humains ». Ses longs cheveux blonds coulaient comme de l’or dans son dos, et ses yeux bleus gris étaient emplis de paix et d’harmonie. Sa peau était aussi blanche de la neige, peut-être trop, il était difficile de maintenir de la magie en une pression constante pour maintenir l’illusion de ce corps.

Elle gardait par contre les trais fins et délicats des dryades, elle n’arrivait pas à les rendes plus simples.
Ne connaissant pas les coutumes et usages des humains, et n’ayant pas les mêmes faiblesses, elle ignorait que sa tenue vestimentaire n’était pas commune (chez les humains, comme chez les sorciers). Ariane portait de multiples voiles opalescents qui reflétaient la lumière du soleil, lorsqu’elle était en plaine mais qui reflétait surtout ce qui l’entouraient dans les bois. Une sorte de caméléon…


- Ou vais-je aller ? se demanda t-elle à voix haute en regardant l’incroyable forêt emplit de verdure et de chaleur


Brusquement elle eut une idée, aller là où les dryades disaient que le monde s’arrêtait. Là où tout disparaissait où seul les pas restaient. Les monts et crêtes enneigées.
Ariane se concentra, elle pouvait voyage d’une forêt à une autre sans difficulté mais s’il n’y avait que très peu de verdure y arriverait-elle ?
La jeune femme disparut non pas dans un POP comme pour les sorciers, mais dans un tourbillon de feuilles pour réapparaitre dans un bosquet sur le sommet d’un haut plateau recouvert par la neige.

C’était donc vrai ! Le monde disparaissait sous cette étrange matière blanche qui craquait sous ses pas et qui était étrangement fraîche. Ariane marcha un moment et parcourut les alentours en regardant partout autour d’elle mais ne rencontra absolument aucun être, pas même les dryades qui devaient s’occuper du bosquet où elle avait atterrit. Elle ne vit pas non plus d’êtres sylvestres, ou de lutins des bois. Il n’y avait aucune créature magique dans les parages.


- C’est étrange…


C’est à ce moment là qu’une tempête se leva, une tempête comme Ariane n’en avait jamais connue et c’est seulement alors qu’elle prit conscience des changements de température. Sa peau était immunisée bien sûr, elle vivait toute l’année dehors, mais elle avait appris à vivre en Californie dans un endroit chaud et sec.

Ses cheveux lui fouettèrent le visage, et les multiples pans de sa tenue de dryade s’envolèrent autour d’elle l’empêchant d’avancer correctement.
Au lieu de tenter de poursuivre dans cet incroyable blizzard bruyant, Ariane choisit l’option de se réfugier en un lieu sûr.


- Les arbres sont soit endormis, soit inhospitaliers. Il est hors de question que je demande asile à ces sapins, ils ont mauvais caractère


Ariane se concentra à nouveau et posa sa main au sol en cherchant à entrer en contact avec la terre ferme cachée sous la neige. Son bras s’enfonça en entier avant qu’elle puisse la trouver, et elle chercha des vibrations spécifiques comme on lui avait enseigné. Elle trouva un renfoncement dans la montagne avec une source à l’intérieur, cela ferait l’affaire.

Elle arriva difficilement à l’intérieur mais fût satisfaite de la trouver vide. C’était probablement un coin très apprécié par les créatures en période d’hibernation. Le problème c’était qu’il faisait vraiment sombre et dehors cela ne s’arrangeait pas, elle ne pouvait pas retourner à un bosquet pour « voyager » car ils étaient inappropriés. Ariane décida de rester là le temps qu’il faudrait. Faire du feu se révéla tout une aventure en soit.

N’ayant pas de baguette, et ne sachant pas les techniques moldus pour le créer, elle passa plusieurs heures à essayer de faire chauffer les pierres en les frappant l’une contre l’autre.


- Génial. Je suis incapable de créer un simple feu…


Inutilement, Ariane regarda autour d’elle pour vérifier si elle était bien seule. Se concentrant intensément elle relâcha les muscles de son corps et les abaissa les barrières de son esprit pour reprendre sa véritable forme de dryade et ainsi utiliser pleinement ses capacités.

Elle rassembla un petit tas de feuilles mortes et de bouts de bois qui avaient été trainés jusque là et passa ces deux mains juste au dessus. Une douce lumière autononale s’en échappa et redonna vie aux feuilles ainsi qu’au bout de bois, elle intensifia la lumière et l’énergie qu’elle envoyait devint trop forte pour être contenue dans ces deux réceptacles.
Ils se consumèrent et prirent feu. Satisfaite, Ariane poussa un soupir et s’accroupit prêt du feu pour se reposer un peu.

Subitement une silhouette se dessina et pénétra dans sa petite caverne en s’écrasant au sol. Un homme !
Ariane poussa un cri et recula dans un coin peu éclairé de la caverne pour qu’il ne la voit pas sous sa véritable apparence et s’empressa de reformer son « image humaine » dans son esprit.

L’homme semblait totalement épuisé et il n’arrivait plus à s’exprimer correctement, Ariane s’approcha doucement de lui craintive et attendit en le regardant avec curiosité


- Vous êtes un humain ? se demanda t-elle innocemment alors que le pauvre homme était en train de dépérir et de mourir sous ses yeux


Elle avait appris que les humains contrairement aux créatures magiques, avaient beaucoup de faiblesses liées à leur condition de mortel. Apparemment leur vie ne durerait que quelques décennies, et ils étaient vulnérables à bien des dangers. Se rappelant du blizzard saisissant qui l’avait contraint à trouver refuge dans cette caverne, Ariane comprit que les effets sur cet humain avaient dû être terribles. Il n’avait pas de peau-écorce le pauvre !

Elle s’approcha doucement de lui et entreprit de le tirer vers le feu pour s’en occuper et le souleva sans trop de difficulté. Plus tard elle apprendrait que les femmes humaines n’avaient que rarement la force physique pour porter un autre être humain encore moins un homme.

Ariane adossa l’homme à moitié dans les vapes contre la paroi de la caverne, et s’approcha de la petite source qui coulait au fond de la caverne et remplit une des pierres qu’elle avait frappé et l’apporta aux lèvres de l’inconnu.

- Vous êtes tout bleu… Etes vous un être aquatique en perdition ?


Plus tard elle apprendrait également que lorsqu’on rencontre un étranger dans un coin de moldu, il était recommandé de ne pas lui demander de quelle race il était.
Cet homme avait vraiment du mal à se réchauffer, il tremblait et semblait à bout de force prêt à sombre dans l’inconscient.
Vu qu’il n’était pas en état d’interagir avec elle, Ariane se dit qu’un petit coup de pouce discret ne se remarquerait pas. Il était à moitié mort de toute façon…

Elle posa ses mains sur sa poitrine et la lumière réapparut mais beaucoup moins forte que lorsqu’elle était sous sa forme de dryade. Ariane cherchait seulement à remonter la température de son corps, elle le faisait constamment pour ranimer la nature après l’hiver. Un humain étant composé d’eau comme une plante, elle ne contenta de réchauffer cette eau qui circulait dans son corps et en moins de temps tous ses membres se réchauffèrent.

Avant qu’il n’ouvre les yeux et voit cet étrange phénomène, elle retira ses mains et s’écarta pour le laisser reprendre conscience.


- Ca va mieux ? demanda t-elle paisiblement en penchant sa tête sur le côté, ses yeux brillants de curiosité
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Gary Adams
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MessageSujet: Re: Asthénie   Dim 23 Jan 2011 - 18:17

S’il était humain? Heureusement que Gary était à bout de force autrement il aurait eu une de ses répliques cinglantes. Obsédé par le besoin de boire et de se réchauffer, il avait de toute façon un mal fou à avoir les idées claires. Il lui avait même semblé, dans son délire, avoir vu la silhouette changer d’aspect.

Humain? Non mais à quoi je ressemble? A un bibelot de salon ou quoi?!

Bien sûr qu’il était humain! Mais peut-être qu’avec la couche de neige qui le recouvrait, il ressemblait plus à un Yéti qu’à un humain. Gary était tellement frigorifié que même ses idées étaient collées les unes aux autres par de la glace. Il tremblait, grelotait, ses muscles étaient raides et ses orteils... ses orteils... il n’avait plus d’orteils ni de doigts.
Il se sentit balloté et soulevé. Puis sa peau fut en contact avec une source lumineuse et sa bouche trouva son breuvage. De l’eau vint étancher son œsophage racorni par le vent et la rudesse du froid. Il entendit comme des sons... une voix mais son esprit ne parvint pas à les déchiffrer. Ca faisait comme des sortes de vocalises déformées. Il ne chercha pas à comprendre, il pensait qu’il était en train de fantasmer.

Derrière ses yeux clos, il ne savait pas ce qui avait une part de rêve et ce qui avait une part de réalité. A ses sensations diverses d’être manipulé, pris en charge et réchauffé, il voyait se superposer des images de sa femme et de sa fille, des regrets de ne pas avoir pu sauver son mariage et la crainte de décevoir Saphir. Il n’avait plus la force. S’il mourait dans cette crevasse ou cette caverne, au beau milieu de la montagne, il regretterait à tout jamais de ne pas avoir pu s’excuser. Il aurait pu faire mieux et s’accrocher. Mais quand l’amour n’est plus, il est difficile de trouver la force de faire semblant. Il divaguait, Gary. Il était épuisé.

Il sentait des picotements caractéristiques du réchauffement soudain de son corps au bout de ses doigts et de ses orteils, ses oreilles, ses joues. Sa poitrine lui avait semblé parcourue par une vague d’eau chaude, douce et rassurante. La vague paisible se diffusait jusqu’à ses jambes et ses mollets. Son corps retrouvait une chaleur qui lui seyait plus et qui redonnait à chaque outil vital de son anatomie la force de battre, de circuler avec fluidité, de pulser et de ventiler. Il avait essayé d’ouvrir ses paupières pour comprendre ce qui lui était arrivé mais elles étaient tellement lourdes... Comme il se sentait confortablement installé et plutôt rassuré, il sombra dans un sommeil réparateur dont il ne sortit que quelques minutes plus tard mais qui lui avait paru une éternité.

Lorsqu’il ouvrit les yeux, pendant un instant il se demanda où il était, ce qui s’était passé... et même qui il était. Puis tout remonta d’un coup à la surface: la promenade, la tempête, le téléphone en panne, la lueur dans la nuit, une grotte... puis ensuite, c’était le trou noir.

Ses yeux firent la mise au point sur ce qui l’entourait. La première chose qu’il vit était le visage angélique d’une femme. Il pensa qu’il était mort. Ca ne pouvait être qu’un ange.

Merde! J’ai pas mis à jour mon testament, se gronda-t-il en essayant de se redresser.

Ses membres étaient encore engourdis mais il pouvait se mouvoir sans avoir l’air trop handicapé.

Une si belle personne ne pouvait pas être humaine et encore moins infirmière à Ste Mangouste. Il en avait vu des infirmières depuis qu’il était ado mais, franchement, on leur avait attribué une sensualité et un mythe qui était complètement usurpés et mensongers. L’infirmière de base était grosse, moche et méchante. On n’avait pas du tout envie de savoir ce qu’il y avait sous sa blouse. Pour les exceptions à peu près potables, ces infirmières étaient bêcheuses et sadiques. Gary détestait les infirmiers et les hôpitaux.

Qui était cette personne? Peut-être qu’il était encore en train de délirer. Il était endormi. Il rêvait. Mais l’ange parlait. Il ne répondit pas tout de suite. Il avait cette impression horrible de ne rien maîtriser et d'être comme un nourrisson qui vient de naître. Il tourna la tête pour prendre conscience du décor autour de lui. Il était adossé à la roche, un peu plus loin dans la grotte dans laquelle il était entré. Ca devait être la silhouette qu’il avait aperçue en entrant, se remémora-t-il incertain. Dehors le blizzard soufflait toujours. Il tourna de nouveau le visage vers la femme et finit par lui répondre.

- Ouais... je crois...

Il était encore un peu perché. Ses pensées avaient du mal à suivre leur fil. En la regardant un peu mieux, puis en la dévisageant franchement, Gary se demanda ce qu’elle pouvait bien foutre au beau milieu de la montagne vêtue comme ça... c’était une tarée. Pas possible de s’habiller aussi légèrement quand on est à la montagne... sauf si on est tarée.

Il faisait une tête assez perplexe mais il se tut. Cette femme lui avait sauvé la vie. Il devait peut-être attendre un peu avant de tirer sur la gâchette. Il commença par la remercier de s’être occupé de lui et après quelques minutes, n’y tenant plus, il désigna sa tenue:

- Non mais on peut savoir ce que vous fichez en chemise de nuit dans la montagne!!?? Comment vous êtes arrivé là?



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