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 Comme chien et chat {PV}

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Jolene Letrade
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MessageSujet: Comme chien et chat {PV}   Mar 7 Juin 2011 - 12:08

Comme Chien et Chat
Gabriel & Jolene




- Et si jamais je te revois un jour parler avec elle, je te jure que tu ne apprendras une bonne fois pour toute où est ta place, cracha t-elle au pitoyable garçon qui se tenait en face d'elle et qui semblait rapetisser de secondes en secondes. J'espère que c'est bien compris.

Il n'osa pas la ramener. Et il avait raison. Dès qu'elle fut assurée que sa menace ne soit pas tombée dans l'oreille d'un sourd. Elle se retourna et empoigna sa cadette par le col en direction du bâtiment principal. Elle ne la lâcha pas malgré les protestations véhémentes de sa cadette que Jolene traînait presque sans une once de remord. La jeune fille fulminait encore. Comment est ce que sa propre sœur, qui était faite du même sang qu'elle, avait pu trahir comme ça toute leur famille par pitié ? Est ce que sa sœur ne lui avait pas maintes et maintes fois répété que la pitié n'appartenait qu'aux faibles ? Et puis si elle voulait évacuer la pitié qu'elle avait, elle n'avait qu'à adopter un petit chien ! Ca la rendrait plus heureuse et Jolene n'aurait pas à la traîner comme un sac à patates après avoir remit les horloges à l'heure.

Au détour d'une colonne de l'atrium, la silhouette imposante de leur frère se dessina dans l'ombre à leur rencontre. Jolene, d'un grand geste tragique, lâcha le col de sa sœur aux pieds de son frère. Callissandre tomba par terre et releva ses yeux furieux entre deux mèches blondes. Elle pouvait toujours continuer à la foudroyer du regard comme ça, elle avait nettement vu pire comme regard mortel. Celui d'un vampire additionné à celui d'un résistant en pétard, deux personnes qui rêvaient de la voir morte à ce moment là. Alors, elle pouvait toujours croire que son regard la réduisait au silence et à l'impuissance.

- Skandar, tu me la ramènes dans sa salle commune et tu t'assures qu'elle n'en sorte pas. Quant à moi je vais écrire aux parents pour m'assurer que ce garçon ne s'approche plus de toi.

Les yeux de Callie perdirent leur fureur presque immédiatement. Pour se remplir de larmes. C'était pitoyable. Et le pire, c'est qu'ils appartenaient à sa sœur cadette. Jamais une de ses aînées n'auraient adressé la paroles à un traite à son sang. Sauf peut-être Olympe, mais elle était un cas particulier.

- Lena, il n'est pas méchant. Il ne mérite pas …
- Tais toi !, l'interrompit-elle. Aujourd'hui, tu as épuisé toutes tes chances de m'adresser la parole. Alors tu te redresses et tu suis Skandar.

Son frère l'aida beaucoup, mais elle fut de retour sur ses pieds et ne tremblait plus de fureur mais d'impuissance. Elle s'éloigna la tête basse, avec cet air là, elle ressemblait à un chiot larmoyant. Mais Lena ne pouvait pas se permettre de craquer. Elle ne voulait pas que sa sœur se retrouve copine avec toute la racaille qu'abritaient ces murs. La jeune fille sentit le regard insistant de son frère sur sa nuque, elle se retourna en lui foudroyant du regard.

- Quoi ?, demanda t-elle un peu abruptement.

Il recula un peu avec un haussement d'épaules. La jeune fille decrypta ce mouvement : il savait qu'elle était de mauvaise humeur et il voulait critiquer ce qu'elle venait de faire ou juste faire un commentaire. Mais il avait peur de se prendre un sortilège en retour. Donc, il reculait au cas où il devrait prendre ses jambes à son cou si ce qu'il avait à lui dire n'était pas du goût de la jeune fille.

- Rien. C'est juste que …
- Alors ne dis pas rien, répliqua t-elle énervée.
- Tu es différente depuis Pacques, dit-il d'un air embarrassé. En plus, depuis que tu t'es lancée dans ton "expérience", tu es toujours de mauvaise humeur. Tu devrais arrêter.
- Je t'ai pas demandé ton avis à propos de ça, siffla t-elle. Vérifie que Callie retourne bien à son dortoir, ajouta t-elle en tournant les talons.

Et elle s'éloigna à grande foulée. Oh Jolene n'alla pas très loin. Elle s'arrêta quelques pas plus loin pour s'adosser à un mur. Le rôle de la méchante la fatiguait, pour autant, elle n'arrivait pas à l'abandonner ce rôle. La douleur de son poignet la rendait tous les jours plus à cran. Mais elle ne pouvait pas aller à l'infirmerie. Elle aurait posé des questions, et elle aurait laché le morceau à son père. C'était parfois bien d'avoir un père qui connaissait tout le monde, et parfois moins bien. Surtout quand on faisait des choses dans son dos.

En fait "l’expérience" dont avait parlé Skandar était une couverture qu'elle avait mise au point avec son frère au retour de sa mission-fiasco en Russie qui datait du jour de Pacques. Elle s'était brûlée le poignet en essayant de repousser un vampire qui finalement l'avait pratiquement complètement vidée de son sang. Sous les yeux d'un humain qui l'avait laissé faire. Sans l'aider. C'était quand même une brulure au deuxième degrés, presque troisième, enfin d'après son frère ainé. Et elle ne pouvait rien faire pour guérir. Son frère avait essayé de la soigner du mieux qu'il pouvait, mais la boue et le poison qu'elle avait appliqué dessus pour refroidir sa blessure et pour se protéger contre le vampire n'avait pas vraiment du aider. Maintenant la peau avait un aspect noirâtre qui faisait penser à de la peau en décomposition.

Elle arrivait à cacher ça derrière une "expérience", la guérison comme par les moldus. Elle avait prétendu qu'elle s'était cassé le poignet pendant les vacances d'Avril et voulait voir ce que ça faisait d'attendre que ses os se réparent au lieu d'un bon sortilège pour tout remettre correctement en place. Mais certaines personnes commençaient à se douter qu'il y avait anguille sous roche. Sa meilleure amie la première qui savait qu'elle avait en horreur tout ce qui touchait de près ou de loin aux Moldus.

Mais la douleur devenait insupportable, et elle ne pouvait pas s’assommer de potion anesthésiante, elle devait aller en cours sans avoir l'air shooté. Du coup, elle était encore plus exécrable que d'habitude. Et même son amie Olivia avait commencé à l'éviter. Et ça ne mouftait pas dans la salle commune. Elle n'en pouvait plus, même elle qui aimait être tranquille commençait en avoir marre de n'avoir que de contact qu'avec ses professeurs et les deux membres de sa famille qu'il restait encore à Poudlard.

Elle s'était donc résolue à demander de l'aide. Sauf que ça ne la réjouissait pas puisqu'il avait fallut qu'elle trouve quelqu'un qui n'avait aucun contact avec son père, sa mère, ou n'importe quel autre membre de sa fratrie capable d'aller cafarder à la première occasion. Et il n'y en avait qu'un seul, malheureusement. Et elle ne le portait pas du tout dans son cœur : il enseignait la matière qu'elle abhorrait le plus : les sortilèges. Seulement c'était le seul qui entrait dans la catégorie "étranger à l'univers des Letrade et de son cercle d'influence chez les Sang-Purs.

Ça l'énervait par avance, mais elle devait y aller ou elle allait finir par tuer quelqu'un sous l'influence de la douleur. Et là, il n'y aurait pas de retour en arrière. Il fallait qu'elle se débarrasse de sa blessure, le plus tôt serait le mieux.

Mais rien que de repenser à la dernière crasse qu'il lui avait fait lui donnait envie de rebrousser chemin. Jolene avait poussé l'excellence en réussissant à créer le poison parfait. Transparent, inodore, et qui ne laissait pas la moindre trace. La jeune fille était en train de le montrer toute fière à son professeur quand il y avait mit son grain de sel. Ravenheart avait accaparé le prof de son inutile présence dans les cachots jusqu'à la fin de l'heure. Il avait même osé lui lancer un regard moqueur du genre "Tu permets ?".
A ce souvenir, elle serra les poings. Avant de tout relâcher en sentant la douleur se réveiller dans son poignet gauche.

Rancune ou pas, elle allait devoir lui demander.

La jeune fille grimpa donc quatre à quatre les marches qui menait à son bureau. Prit son courage à deux, mains, rangea sa fierté dans sa poche et toqua à la porte.

- Professeur Ravenheart ? Vous êtes occupé ? demanda t-elle poliment.

Dans sa tête, elle pensa "ose seulement dire oui et je fais signer un pétition pour que tu sois mis au placard. Quitte à faire chanter tous les élèves de Poudlard s'il le faut vraiment. "
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Gabriel Ravenheart
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MessageSujet: Re: Comme chien et chat {PV}   Mar 7 Juin 2011 - 17:48

Le cours avait depuis déjà quelques minutes touché sa fin et pourtant aucun élève ne s'était encore levé. Gabriel n'avait pas terminé et chacun dans cette salle savait que le professeur appréciait qu'on lui permette de finir. Ainsi, ils ne se lèveraient que lorsque le professeur le leur indiquerait. C'était aussi le respect que Gabriel aimait à leur inculquer. Non pas avec excès comme le faisait certains de ses professeurs à l'époque où il était lui-même étudiant, mais simplement en bon retour des choses. Lui n'avait jamais manqué de respect à un élève et il exigeait que cela soit réciproque. Le peu de fois où il s'était vu dans l'obligation de remettre en place quelqu'un, cela avait toujours été de façon très courtoise, jamais un mot au dessus de l'autre. C'est d'ailleurs une des qualités qui énerve bien souvent. Sa propension presque inhumaine à garder son calme. Il avait appris d'expérience que la colère et un pas vers la défaite, un aveu d'impuissance.
Cependant, la plupart du temps, il se contentait d'utiliser l'humour, teinté d'ironie ou de sarcasme. C'était de loin la façon la moins froissante de se faire remettre en place. Ainsi, l'élève avait l'occasion de rire lui-même de a réflexion de son professeur et ainsi d'éviter qu'on se moque de lui. Savoir rester digne, tout est là.

« Ce cours marque la fin d'un gros chapitre théorique, aussi vous retrouverais-je la semaine prochaine, pour mettre en pratique ce qu'on a vu ensemble. Relisez votre cours avant de venir, cela pourrait bien vous être fort utile et venez muni de votre grimoire. Bonne fin de semaine à tous. »
Fit Gabriel pour leur signifier le droit de quitter l'amphithéâtre. Les élèves se levèrent alors presque comme un seul homme et le lieu commença à se vider. Gabriel ramassa sur son pupitre son propre grimoire et remonta l'amphithéâtre vers la sortie, se mêlant aux élèves. Un élève de la promotion inférieure l'avait apparemment attendu dehors. Ce dernier vint à sa rencontre lorsque Gabriel foula les pavés du couloir. Gabriel lui tendit sa main pour le saluer puis l'écouta. Quelques échanges s'en suivirent, entre-coupés de quelques « au revoir » des élèves de troisième année quittant le cours. Gabriel répondait par un sourire afin de ne pas interrompre l'élève venu lui parler. Un rendez-vous fut fixé avec l'étudiant venu demander des précisions sur un chapitre vu en cours et Gabriel prit la route de son bureau. Il ne lui fallut pas longtemps pour rejoindre l'aile Phoenice Zone.
Il pénétra dans son bureau et ôta sa fine étole posée nonchalamment sur ses épaules pour la disposer sur son fauteuil. Il se dirigea ensuite vers un petit meuble sur lequel trônait une théière et deux petites tasses. Il se prépara un thé noir à la bergamote dans la tradition Londonienne et revint s'installer à son bureau. Il ouvrit un recueil de poème qu'il commença à lire tout en savourant son breuvage.

Il fut sorti de ses pensées par un léger coup contre la porte. La porte s'ouvrit et le visage d'une femme apparut alors, regardant dans sa direction. Il reconnu alors immédiatement la femme ayant partagée sa vie pendant un peu plus de 3 ans. Elle lui demanda de sa voix douce si elle ne le dérangeait pas et si elle pouvait lui demander un service. Elle accompagna le tout de ce sourire si craquant dont elle avait le secret.
« Non entre. Tu désires un peu de thé ? » Fit-il en répondant à son sourire et en se levant.
« Non merci, j'ai une longue soirée de correction qui m'attend, il ne faut pas que je m'arrête. » Commença-t-elle en s'approchant. « Voilà, ma mère arrive ce soir de France et il y a peu de chance que j'arrive à faire tout ce que j'ai à faire ce soir tout en étant à l'heure pour la réceptionner à l'aéroport. Parfois j'aimerais qu'elle soit sorcière comme moi, elle pourrait transplaner comme tout le monde, mais enfin.. Tu pourrais aller la chercher et la ramener à mon appartement ? » Finit-elle avec une petite grimace de supplication.
*Ne me sourit pas ainsi...* pensa Gabriel. Elle savait très bien qu'elle n'aurait pas à le supplier. Lui avait-il déjà une fois refusé quelque chose ?

Un nouveau coup interrompit les deux anciens amants.
« Entrez. » Fit-il en se tournant vers la porte.
Une jeune fille de 3ème année entra et lui demanda s'il était occupé.
« Je peux compter sur toi Gab' ? » Fit l'autre professeure. Il acquiesça d'un signe de tête et quitta la pièce en le gratifiant d'un nouveau sourire.
« Je vous le laisse. » Fit-elle à l'encontre de l'étudiante.

Si Miss Letrade n'avait pas été là, il aurait même eu le droit à un tendre baiser sur sa joue, mais discrétion oblige.. Pas de ce genre d'attention devant les élèves...

« Asseyez vous je vous en prie, en quoi puis-je vous aider ? » Fit Gabriel en se rasseyant et en montrant le fauteuil devant son bureau. Il porta sa tasse à ses lèvres comme pour leur faire oublier le goût amer de l'absence de baiser.
Jolène Letrade ne lui était pas inconnue même s'il ne l'avait pour ainsi dire jamais vue à son cours. Il la savait très performante en alchimie cependant. Mais il n'y avait pas qu'en cela qu'elle excellait. Orgueil, supériorité de sang et comportement hautain était là les maitres mots de la jeune fille en qui pourtant vivait un potentiel énorme. Dommage de le fourvoyer par si peu de sagesse et de véritable grandeur d'âme. Non, il n'avait jamais aimé la façon qu'avait cette jeune fille de se comportait avec les autres, notamment envers ceux qu'elle jugeait indignes de sa compagnie. Il se souvint l'avoir un jour remise à sa place. Gabriel ne supportait pas de la voir tourner en ridicule un autre élève sous le simple prétexte qu'il n'est pas de sang pur et noble.

« Les grands hommes ne s'abusent point sur leur supériorité; ils la voient, la sentent, et n'en sont pas moins modestes. » avait-il fait alors remarquer à la jeune fille ce matin là. Il lui rappelait ainsi que ceux qui sentent le besoin de scander à tout va leur supériorité sont ceux qui justement n'en sont pas convaincu.
Elle ne l'appréciait pas, c'était un fait, directe conséquence de leurs échanges houleux.
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Jolene Letrade
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MessageSujet: Re: Comme chien et chat {PV}   Mar 7 Juin 2011 - 21:51



Il n'était pas seul. Et dès que ses yeux tombèrent sur lui, la jeune fille eut envie de faire demi tour. Très vite et très loin, de préférence. Oh ! Avec un peu de chance elle finirait bien trouver quelqu'un qui ne connaissait pas sa famille. Quelqu'un qui n'était pas lui. S'il vous plait ! N'y avait-il pas quelqu'un d'autre ? Même le concierge aurait fait l'affaire à ce stade là. Non mais pourquoi est ce que ses parents faisaient toujours copain-copine avec l'entourage de leurs enfants ? À sa connaissance, ils étaient les seuls qui apprenaient les noms de toutes les personnes qu'ils rencontraient, et ce même s'ils ne devaient plus jamais les revoir. C'était franchement agaçant. Ils ne pouvaient pas être normaux ? Non, bien sur ! Pour eux les Letrade devaient toujours se distinguer des autres et faire en sorte qu'ils se souviennent d'eux, non pas pour leur nom assez prestigieux ou leur sang particulièrement pur mais par les actions de chacun des membres de la famille. Son frère ainé avait eu un poste assez important dans le MagenMagot très jeune, sa sœur, elle était devenue agente de liaison juste après sa sortie de Poudlard et n'avait même pas eu besoin de faire des études à l'Université. Jolene, elle s'était illustrée en surpassant les autres dans toutes les matières et en créant une association contre le Quidditch. Elle était également la seule qui avait décidé de ne pas rester neutre dans la politique et elle était également la seule qui envisage de trahir son camp.

Jolene attendit donc que l'autre professeur sorte de la salle et grimaça quand le vêtement de la femme passa sur le bandage qu'elle avait au poignet droit. La douleur fut si cuisante qu'elle ré-envisagea sa position sur la possibilité d'être shooté ou pas pendant les cours par les potions anti-douleur. Peut-être que le jeu en valait la chandelle au final. Dieu seul savait combien de temps elle allait supporter de ne plus avoir le moindre contact tactile de la main gauche afin de ne pas réveiller la douleur et donc de passer la journée avec le bras gauche pendouillant le long de son corps sans qu'elle ne l'utilise. Au passage, la jeune fille était forcée de s'auto-congratuler sur la créativité qu'elle employait à faire en sorte que personne ne s'en rende compte - mais à la fin de sa journée, elle ne sentait plus son bras droit et avait des courbatures- comment les moldus pouvaient-ils supporter cela c'était un grand mystère.

Elle posa donc sa tête contre la porte, à l'abri du champ de vision de Ravenheart pour grimacer tout son saoul le temps que les battements sourds dans sa main gauche s'estompe assez pour qu'elle puisse reprendre contenance. Quand ce fut le cas, elle reprit contenance comme elle le pouvait et entra en dissimulant son poignet bandé dans les plis de sa robe. Elle s'assit donc sur la chaise face son bureau en recollant sur son visage le sourire le plus hautain qu'elle avait dans son répertoire. La jeune fille renonça cependant à mettre sa main sur son bureau pour le faire sortir de ses gonds, pour une raison simple : la droite tremblait encore après le pic de douleur causée par sa jumelle. Elle se contenta donc de la poser sur ses genoux.

- Professeur Ravenheart. Bonjour, dit-elle d'une voix railleuse. En effet. Vous pouvez peut-être m'aider.

Derrière son masque d'emmerdeuse née, elle calculait les chances qu'il y avait pour qu'il soit capable de l'aider, accepte de l'aider et l'aide. Autant dire que les chances étaient assez faibles. Et pourtant, elle était très douée pour calculer des choses. Si elle avait été Moldue, les mathématiques n'auraient eu aucun secret pour elle. Mais elle ne l'était pas, et depuis sa rencontre avec Salomé, ses envies d'en devenir un étaient égale à la température d'un glaçon. Si jamais elle revoyait ce satané résistant, elle lui faisait la peau.

En attendant, il fallait absolument qu'elle pense à autre chose ou elle risquait de serrer les poings et de se retrouver à gémir comme une gamine sur le sol du bureau de Ravenheart, et c'était hors de question.

Seulement, quand bien même le professeur aurait pu l'aider, l'aurait-il fait ? Il ne l'aimait vraiment pas de un, et de deux, est ce qu'il l'aurait fait sachant qu'il allait contre le règlement ou quelque chose comme ça étant donné qu'il ne devait pas qu'il en parle ni à l'infirmière ni à ses parents.

- Dites moi, est ce que vous vous y connaissez en brûlures ?, demanda t-elle. En fait, j'envisage de peut-être bruler quelqu'un et …

Tout son visage était moquerie et auto-satisfaction. Alors qu'en fait elle tremblait de douleur et d'appréhension. Il aurait suffit qu'il se penche pour voir son bras gauche pendouillant le long de la chaise et la droite serrer douloureusement un pan de sa robe de sorcier. Rien que de repenser au moment où elle avait été brûlée la dégoutait à vie de vouloir faire tenter cette expérience à quiconque. Mais ça, il ne pouvait vraiment pas le savoir.

- … je voudrais m'assurer que je puisse quand même réparer les dégâts après. Même si c'était une brûlure au deuxième ou troisième degrés.

Quitte à griller sa soit-disant manque de connaissance sur le sujet des brûlures, autant faire en sorte qu'elle soit néanmoins précis sur le genre de sortilèges qu'elle recherchait.

- Vous comprenez que je ne peux pas entacher mon nom ou celui de ma famille de cette façon. Ce serait vraiment ridicule.

Il fallait absolument qu'elle fasse quelque chose pour sa main. Jolene était prête à essayer n'importe quel sortilèges qu'il lui donnerait. Tout du moment qu'elle n'avait pas à toucher sa blessure en fait. La jeune fille était dans les vapes quand son frère avait minimisé les dégâts la première fois, mais rien qu'un frôlement réveillait ce démon dans ses nerfs. Elle n'avait pas eu le courage de poser quoique ce soit d'autres que des linges humides. C'était pour dire. Elle était tellement désespérée que s'il lui avait dit qu'elle devait mettre sa main dans le derrière d'un troll pour calmer la douleur à tout jamais, elle l'aurait fait.


Dernière édition par Jolene Letrade le Lun 13 Juin 2011 - 20:58, édité 3 fois
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Gabriel Ravenheart
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MessageSujet: Re: Comme chien et chat {PV}   Ven 10 Juin 2011 - 15:29

Gabriel ne portait pas cette jeune fille dans son cœur. Pour des raisons idéologiques tout d'abord et parce qu'il n'aimait pas sa façon de snober les gens et de les martyriser. Il n'aurait pu dire qu'il l'a détester, la haine n'avait jamais vraiment fait parti de son panel de sentiments, de son vocabulaire. De plus, elle était une élève, et bien qu'elle n'aurait pas du tout apprécié qu'il la considère ainsi, il lui restait encore beaucoup de choses à apprendre, elle grandirait, et peut-être changerait-elle, s'assagirait. Ou peut-être pas... Gabriel l'espérait du moins, et c'est la raison pour laquelle il lui laissait tout le bénéfice du doute. Il n'était pas homme à humilier qui que ce soit de toute façon, sauf en cas d'agression directe.
Cependant, il avait aujourd'hui une raison supplémentaire de ne pas l'accueillir avec un large sourire et son humeur la plus agréable. Elle venait d'interrompre un de ses entretiens avec son ancienne petite amie, entretiens qui se faisaient de plus en plus rare de surcroit. La professeure qui d'ordinaire, serait peut-être resté plus longtemps ou du moins lui aurait déposé un doux baiser sur la joue ou sur la tempe comme elle savait si bien le faire. Mettant entre eux cette distance que Gabriel détestait tant. Pourquoi fallait-il qu'il continu à fondre pour ses beaux yeux... Jolene venait de lui voler ce moment. Voilà qui aurait le don de l'énerver avant même de connaître la raison de ce dérangement.

Jolene n'entra pas immédiatement après que la professeure soit parti, ce qui attisa la curiosité de Gabriel qui cependant attendit calmement à son bureau qu'elle daigne le rejoindre. Elle s'installa et leva le regard vers lui, avec ce sourire hautain que Gabriel trouvait si stupide. De quel droit se sentait-elle véritablement supérieure ? Qu'avait-elle fait de ses dix doigts pour se sentir porter par une fierté sans limite ? Droite comme la justice, elle prit la parole. Elle le salua tout d'abord, prenant le soin de le nommer. Lorsqu'elle évoqua les brûlures avec toujours ce même air moqueur. Gabriel arqua un sourcil et écouta attentivement la suite. Le discours de la jeune femme était presque sans queue ni tête. Gabriel avait bien compris qu'elle parlait d'un sortilège ou autre capable de soigner une très grave brûlure. Ce qui lui échappait cependant, était l'utilité qu'elle en avait réellement. Connaissant un peu la manière de procédé de la jeune fille, il n'était pas dupe, ses motivations n'étaient surement pas aussi louables qu'elle voulait bien le faire croire. Elle invoqua comme à son habitude, l'honneur de sa famille, pour justifier sa discrétion et demander celle du professeur dubitatif.
C'était une demande des plus louches qu'il ait eu à entendre. Gabriel n'était pas homme à se faire avoir et il allait poser ses questions avant de donner quelque réponse à la jeune fille.

« Melle Letrade. Quelle utilité en aurez-vous ? Comprenez que je n'ai pas l'habitude de ce genre de demande. » fit-il simplement. Il ne souhaitait pas la braquer. Il était prêt à l'aider, si tant est qu'elle soit capable de s'expliquer en toute honnêteté. « A quoi comptez-vous mettre le feu et dans quel but ? Il n'y a pas à ma connaissance, cette demande d'expérience, même dans les autres matières ? A moins que cette dite brûlure soit déjà effective, dans quel cas je vous demanderez d'être franche, que je puisse analyser clairement la situation. »
Il fallait qu'elle comprenne qu'elle n'avait pas affaire à un imbécile naïf.

Gabriel soupçonnait la jeune fille de le mettre sur le fait accompli en réalité. Il n'avait pas grande confiance en elle, ça va sans dire et il ne comptait pas se mettre inconsciemment en illégalité. Si elle avait réellement besoin d'aide, elle devrait le lui demander et il n'hésiterait pas à fourvoyer le règlement s'il jugeait que la situation le nécessitait. Pour venir le voir lui, elle devait être dans une situation plutôt désespéré. Elle aurait surement préféré avoir affaire à toute autre personne. Gabriel se montrait donc méfiant.
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Jolene Letrade
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MessageSujet: Re: Comme chien et chat {PV}   Ven 10 Juin 2011 - 18:44

Voilà où était le problème : les gens étaient incapables de donner une réponse sans jamais demander quelque chose en retour, une explication pour leur conscience ou un cadeau en guise de bonne fois. La vie aurait été tellement plus simple si les personnes interrogées donnaient une réponse toute suite et sans jamais ne rien demander. Mais évidement, le Professeur Ravenheart faisait partie des gens qui avait une morale. Ce qui n'était pas pratique dans la situation actuelle. Le désavantage était qu'elle avait mal, et que la douleur la rendait encore plus hargneuse que d'habitude. Quelques pauvres bougres en avaient fait les frais plus tôt dans la matinée. Et parmi eux, environs 100% allaient rejoindre le club de ceux qui haïssent purement et simplement la famille Letrade. Ça la faisait toujours rire d'entendre quelqu'un dire qu'il la détestait, ça prouvait que la situation n'était pas toujours si désespérée. Enfin, c'était son amie Olivia qui disait ça : "le contraire de l'amour n'est pas la haine mais l'indifférence". Mais même elle commençait à l'éviter dans les couloirs, et contrairement à ce qu'elle aurait pu penser, la solitude la touchait.

Pourtant, elle avait passé toute sa vie pensant que l'amour des siens et l'amitié d'Olivia lui serait largement suffisant. Il fallait se rendre à l'évidence que ses compétences affectives en prenait un rude coup.
Note pour elle-même : se faire pardonner à Olivia avec une nouvelle paire de chaussures.
Ses économies allaient en pâtir, mais Lena allait finir par devenir dingue si elle continuait à médire sur les autres toutes seules, les commentaires de son amie lui manquait. Et puis ce n'était pas du tout une activité à faire tout seul, sinon ce n'était pas drôle.
Et puis peut-être se réconcilier avec sa cadette, ne surtout pas essayer de lui faire comprendre que son ainée avait raison, à part l'énerver encore plus, ça n'aurait aucun effet sur elle. Mais lui acheter quelque chose à elle aussi pour enterrer la hache de guerre. Ou la limite, arrêter de critiquer le Quidditch devant elle, alors qu'elle en fait pratiquement tous les jours. Cela pourrait être une très bonne solution. Mais elle ne pourrait cependant rien faire pour étouffer les soupçons de Skandar, et c'était le plus gros problème en fait.

- Mais je ne veux qu'un sortilège de guérison, ce n'est pas grand chose à la fin !, s'offusqua t-elle. Comment est ce qu'on peut faire mauvais usage d'un sortilège de guérison ?

Elle haussa un sourcil interrogateur dans sa direction. Oui, elle espérait le convaincre comme ça, et le plus vite possible, parce que la douleur de son poignet gauche commençait à atteindre son coude, et qu'au fur et à mesure qu'elle s'étendait, elle était un peu plus sur les nerfs. Jolene n'avait pas envie de se mettre à hurler sur le professeur. C'était un manque flagrant de respect, il refuserait de l'aider, les gens le sauraient, bref au final elle ne serait pas gagnante, c'était ce qui était le plus embêtant.

Mais apparemment, Ravenheart n'allait pas se laisser convaincre parce qu'elle s'offusquait, Lena n'était pas dans la liste de ses chouchous. Donc, avouons le, il y avait peu de chance que cela marche de cette manière là. Elle allait peut-être devoir réviser sa stratégie. Elle avait la désagréable sensation qu'il pourrait être capable de détecter le moindre de ses mensonges, donc elle pouvait peut-être envisager les demi-mensonges : ne pas dire toute la vérité ne revenait pas un message en totalité. La jeune fille pouvait peut-être jouer sur cette ambiguïté.

- Et puis-je vous signaler que nous manipulons beaucoup de substances corrosives et dangereuses dans la création de potions. Beaucoup de gens se brûlent. Leurs cris m'empêchent de me concentrer correctement, expliqua t-elle calmement.

Bon, elle ne s'était jamais brûlée, mais ça il n'avait pas forcement à le savoir. Et d'ailleurs, peut-être qu'il ne le savait pas d'ailleurs. Elle aurait peut-être pu jouer sur ce détail d'ailleurs si elle n'avait pas parlé trop vite et faire passer sa blessure pour un dégât de cours. Le point faible était juste que s'il venait à en parler avec le professeur de Jolene, il l'aurait forcément démenti. Elle juste trop douée pour se blesser quand elle concoctait des potions.

Bon, il fallait croiser les doigts pour qu'il n'aille pas en parler à son professeur de potion et surtout qu'il ne se rende pas compte qu'aucun qu'ingrédients dans aucunes recettes de potions au monde n'était capable de créer de tels dégâts. Qu'il ne se rende pas compte que sa blessure avait plus de deux semaines, qu'il n'ait pas entendu parler de l'excuse bidon qu'elle sortait toujours pour se protéger, "l'expérience de la guérison version moldue". Et surtout, qu'il ne se rende pas compte que pour que sa main soit dans un tel état, il aurait fallu que le produit s'accroche à sa peau. Or, ils utilisaient en général que des plantes et non pas des liquides. Sauf cas exceptionnels.

- Bon, avant-hier je m'entraînais à réaliser un poison particulièrement virulent, et je m'en suis renversé sur la main, dit-elle en posant sa main sur le bureau du professeur sans enlever le bandage. Le problème est que je ne veux pas m'afficher avec ce bandage, ce serait vraiment une parjure pour le nom de ma famille !

Mais elle n'était pas sûre de devoir dérouler le bandage, déjà l'odeur de la chaire carbonisée la rendait elle-même malade quand elle refaisait son bandage, alors en plus sur quelqu'un d'autre qu'elle même.
Et ensuite, le peu de peau brûlée qui dépassait du bandage ne donnait pas forcément envie d'en voir un peu plus. Elle même n'avait pas du tout envie de voir de nouveau à quoi ressemblait sa main.
Cet état la paniquait déjà assez, en plus, elle avait fait quelques recherches, mais dans une brûlure, quand on ne pouvait plus sentir ou se servir d'un endroit exposé, ce n'était pas bon signe du tout. Et son auriculaire et son annulaire ne lui envoyaient plus le moindre signe de vie.
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